Labeaume s’inquiète de la sécurité des politiciens

Québec – L’attentat dirigé contre Pauline Marois a beaucoup fait réfléchir le maire de Québec, Régis Labeaume, qui en a discuté longuement avec son entourage et la police.

« On a eu de longues discussions entre nous hier avec les gens de la sécurité, de la police », a-t-il raconté hier. « On analyse des choses parce que le problème c’est toujours le même : on pensait jamais que ça arriverait, mais c’est arrivé. »


Tout en refusant de dire si la sécurité autour de lui allait être renforcée, M. Labeaume n’a pas caché son inquiétude. « Souvent, ça crée une espèce d’émulation maléfique. On a réfléchi à ça », a-t-il dit.

 

Des priorités semblables


Sur l’élection de Pauline Marois, il a souligné qu’il la connaissait « depuis trente ans » et que le Parti québécois avait une plateforme régionale, dont les priorités ressemblaient beaucoup aux siennes à l’exception de sa demande pour un droit au lockout.


Là-dessus, il a dit ne pas vouloir « lâcher le morceau », mais a pris acte des objections de la nouvelle première ministre. « Mme Marois a été claire. Ceci dit, il y a peut-être des choses à expliquer. […] À un moment donné, elle a mentionné qu’on ne pouvait pas faire de lockout avec les policiers et les pompiers… Mais ça ne se peut pas, parce que, pour les policiers et les pompiers, le règlement se fait par arbitrage. » M. Labeaume a d’ailleurs appelé François Legault après l’élection pour « lui dire de ne pas lâcher » dans ce dossier et pour « le féliciter parce qu’il existe maintenant avec son parti ».


Mais c’est sur Jean Charest qu’il avait le plus à dire. « On a développé une relation très personnelle », a-t-il souligné. « C’est un gars insoupçonné. Il s’occupe des détails. Il va t’appeler parce que tu as un enfant malade. […] J’ai jamais rencontré des gens de même dans le secteur public. D’ailleurs, je me dis toujours que j’aimerais ça devenir aussi sensible que lui éventuellement. »


Tout en se disant déçu pour le ministre Clément Gignac, le maire a également félicité Agnès Maltais, qui méritait, selon lui, de l’emporter. Dans le dossier des nouvelles casernes, il s’est dit entièrement d’accord avec son projet d’en faire un centre dédié à la généalogie et de confier ce mandat à la Commission de la capitale nationale.


Dans un autre dossier culturel, il a vivement dénoncé l’idée de subventionner un cinéma dans le quartier Saint-Roch. Pendant la campagne, le promoteur du projet, Christian Yaccarini, avait déclaré qu’il aurait besoin de 8,5 millions pour le financer. « J’ai été très surpris d’entendre ça. C’était pas une bonne idée de lancer ça pendant la campagne. […]. On ne subventionnera pas un cinéma dans Saint-Roch. On ne fera pas ça. »

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 7 septembre 2012 11 h 08

    Ne vous inquiétez pas, monsieur Labeaume

    Vous n'êtes pas souverainiste.