Olympiques : Aubut prépare le terrain

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	Marcel Aubut a reconnu hier qu’il n’avait pas encore décidé s’il va d’abord miser sur des Jeux d’été à Toronto ou des Jeux d’hiver à Québec.</div>
Photo: Agence Reuters Mathieu Bélanger
Marcel Aubut a reconnu hier qu’il n’avait pas encore décidé s’il va d’abord miser sur des Jeux d’été à Toronto ou des Jeux d’hiver à Québec.

En organisant un gros événement autour du président du Comité international olympique Jacques Rogge, Marcel Aubut prépare à sa façon le terrain pour une éventuelle candidature olympique de la ville de Québec.

« Le but, ce n’est pas de solliciter ces gens-là, de les harasser, c’est d’être des hôtes de “ top qualité”», a dit Marcel Aubut hier. Quand ça marche, c’est des votes. »


Le président du Comité olympique canadien était l’hôte d’une imposante conférence de Jacques Rogge sur le site d’Expo-Cité. Organisé dans le but de récolter des fonds pour les athlètes, il comptait pas moins de 4100 invités.


Ce grand événement de promotion du monde olympique avait lieu en dépit du fait que le projet olympique dans la capitale a été mis entre parenthèses par le maire Régis Labeaume.


Interrogé sur les réticences du maire, M. Aubut a répondu que M. Labeaume avait ses raisons. « Il ne veut pas créer des attentes qu’il ne livrera pas. C’est pas son style, mais son goût de le faire est fort. »


L’événement d’hier a été organisé en marge du Congrès SportAccord qui réunit les têtes dirigeantes du monde sportif à Québec.


À nouveau hier, M. Aubut a réitéré son intérêt pour des Jeux olympiques d’hiver. « Il n’y a pas de raison pour que cette ville-là ne soit pas positionnée dans les villes d’hiver olympiques, a-t-il expliqué. Moi, je travaille fort là-dedans. Il n’y a pas grand monde qui peut offrir ce que Québec peut offrir pour les JO. Ça va être Lillehammer en deux mille… dans les années 2000. »


Paradoxalement, le président du COC a dû reconnaître qu’il n’avait pas encore décidé s’il allait d’abord miser sur des Jeux d’été à Toronto ou des Jeux d’hiver à Québec. « L’hiver a autant de chances que l’été. […] On a Québec qui est en très grande position, Toronto qui veut des Jeux d’été. Avec les succès des Panaméricains, on ne sait jamais ce que ça peut faire. »


Tout en soulignant qu’il était le président du COC pour tout le pays et pas juste pour Québec, il n’a pas voulu dire quand cette décision serait prise, se contentant d’ajouter que « ça ne presse pas ».


À propos du problème de la montagne qui mine la candidature de Québec, M. Aubut s’est montré très optimiste. « Toutes les déficiences, tout ça se négocie quand on décide. […] Il n’y a aucune place dans le monde qui peut être parfaite. »


Pendant sa conférence, M. Rogge a souligné « qu’il était difficile de dire non à Marcel ». Il avait précédemment remercié les politiciens présents, dont le maire de Québec, Régis Labeaume. Le maire, a-t-il dit, « poursuit un rêve qui, espérons-le, sera réalisé un jour. »


Un peu avant, l’événement a été brièvement interrompu par un homme qui est monté sur scène pour dénoncer la situation opposant le gouvernement aux étudiants. « N’oublions pas la jeunesse québécoise matraquée et gazée », a-t-il lancé.

1 commentaire
  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 23 mai 2012 11 h 43

    Monument absurde

    « Interrogé sur les réticences du maire, M. Aubut a répondu que M. Labeaume avait ses raisons. " Il ne veut pas créer des attentes qu’il ne livrera pas. C’est pas son style, mais son goût de le faire est fort". »

    Franchement, il se moque de qui? Labeaume ne carbure qu'aux fausses promesses, comme une rencontre médiatisée avec le commissaire de la LNH une semaine avant les élections.

    Là c'est sieur Aubut qui se veut rassurant, toujours enthousiaste et sans tracas, un gros toutou corrompu qui tire les ficelles.

    On se demande parfois comment il a pu échapper si longtemps à la prison.