Règlement antimasques : Labeaume recule

La Ville de Québec revient sur le règlement interdisant les masques dans les manifestations. Hier, le maire Régis Labeaume a fait retirer la modification que son comité exécutif avait approuvée mercredi.

Comme le rapportait hier Ledevoir.com, le comité avait modifié le règlement sur la paix et l’ordre pour insérer des restrictions sur le port du masque.


L’un des articles du règlement interdisait à des manifestants « d’avoir le visage couvert, sans motif raisonnable », qu’il s’agisse d’un foulard, d’une cagoule ou d’un masque.


Or, hier après-midi, l’attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, a révélé que le maire souhaitait retirer cet article mais que le comité exécutif l’avait avalisé en son absence.


M. Nolin n’a pas voulu dire pourquoi le maire avait pris cette décision. Impossible aussi de savoir si elle était définitive. « Pour l’instant, le maire ne veut pas qu’il soit dedans. »


Les autres changements apportés au règlement sont toutefois maintenus et soumis à l’approbation des élus lors du prochain conseil municipal.


Le règlement amendé prévoit que les organisateurs des rassemblements doivent informer la police de la tenue des manifestations et de leurs trajets. Il ne sera plus possible d’ériger des campements dans des lieux publics comme l’ont fait les indignés l’an dernier. La Ville interdit aussi qu’on prépare, allume ou alimente un feu et les citoyens n’auront plus le droit « de se trouver dans un parc entre 23 h et 5 h le lendemain ».


Selon la Ville, ces changements ne sont pas nécessairement liés à ce qui se passe à Montréal. « C’est un concours de circonstances que ça arrive comme ça », a précisé le porte-parole Jacques Perron.


La Ville souhaitait revoir sa réglementation après l’épisode des indignés. « L’an dernier, on devait utiliser des règlements qui portaient sur les incendies. C’était complexe à gérer alors que maintenant, c’est plus simple. Le camping sur l’espace public, c’est interdit. »


Quant au couvre-feu dans les parcs, la Ville le justifie par des plaintes. « On a des plaintes régulières de la part de gens qui résident à proximité de parcs. »

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