Des citoyens relancent le débat sur les quotes-parts

« C’est comme si j’avais une entreprise avec vous, un bloc appartement, et que, vous, vous aviez les revenus et que, moi, je payais les dépenses », a dit hier Sylvie Asselin du Comité de citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures. « Si ça continue comme tel, la Ville va être égorgée. »

Mme Asselin est en colère parce que la contribution de Saint-Augustin au budget de l’agglomération est passée de 11,8 à 18 millions entre 2008 et cette année. Elle estime que la quote-part devrait être moins élevée et juge que l’entente conclue à ce propos avec la Ville est trop vague. Le débat n’est pas nouveau, mais il est habituellement monopolisé par les maires de Saint-Augustin et de L’Ancienne-Lorette, Marcel Corriveau et Émile Loranger.

Mme Asselin a expliqué hier qu’elle avait décidé de donner du temps à ce nouveau comité quand le maire Corriveau a lancé un « cri d’alarme » lors du conseil pour que les citoyens « l’appuient dans l’avancement du dossier de la quote-part ».

Le groupe qui compte une douzaine de membres actifs a mis en ligne une pétition et invite les citoyens qui se rendent sur son site Web à écrire au gouvernement pour se plaindre. Après tout, explique la dame, « ce sont les libéraux qui ont créé cette structure », c’est donc « à eux de légiférer ». Mais advenant un échec des démarches actuelles, le groupe parle déjà de recours collectif.

Interrogé à ce propos, le maire Régis Labeaume a répliqué que les gens de Saint-Augustin ont l’impression de payer plus et trop parce qu’ils ne contribuaient pas assez avant les fusions. « L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin, ils paient ce qu’ils auraient dû payer depuis toujours », a-t-il dit avant de faire valoir que les citoyens du nouveau groupe « sont pas mal proches du maire ».

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