Amphithéâtre - Hamad sème la confusion au sujet du projet de loi 204

Le ministre Sam Hamad a évoqué hier le dépôt d’une nouvelle mouture du projet de loi 204, avant d’être corrigé par son cabinet.<br />
Photo: Agence Reuters Mathieu Bélanger Le ministre Sam Hamad a évoqué hier le dépôt d’une nouvelle mouture du projet de loi 204, avant d’être corrigé par son cabinet.

Québec — Le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a semé la confusion hier en déclarant qu'un nouveau projet de loi serait proposé cet automne concernant l'amphithéâtre de Québec.

Après avoir d'abord confirmé les propos de M. Hamad, son cabinet a cependant dû corriger le tir en expliquant que le ministre s'est trompé en faisant cette affirmation.

«C'est une erreur», a dit l'attaché de presse Maxime Sauvageau, sans pouvoir préciser l'origine de cette méprise. «Il n'a pas vraiment voulu dire ce qu'il a dit. À savoir s'il y a de la confusion, je dirais que non.»

Une nouvelle mouture

À l'occasion d'une conférence de presse qui a suivi une première rencontre avec les nouveaux députés néodémocrates élus dans la région de Québec, M. Hamad avait pourtant évoqué de son propre chef le dépôt d'une nouvelle mouture du controversé projet de loi 204.

Le ministre avait indiqué que cette version serait présentée après la rentrée de septembre, pour une adoption avant l'ajournement des Fêtes. «On a décidé de revenir au début de la session parlementaire pour faire une proposition, une nouvelle loi pour assurer qu'à la fin de la session parlementaire, tout sera sous contrôle et qu'on atteint l'objectif prévu», avait-il dit.

M. Hamad avait affirmé que cette pièce législative constituerait une «solution». «Pas nécessairement 204, copie conforme, ça peut être d'autres alternatives; mais on va arriver avec une solution qui va être adoptée à l'Assemblée nationale», avait-il dit.

Cela contrastait considérablement avec les propos du premier ministre Jean Charest qui, il y a moins d'un mois, a assuré que les députés libéraux voteront tous pour le projet de loi 204 à la rentrée.

L'ampleur de cette volte-face a pourtant d'abord été confirmée par M. Sauvageau, qui a donné des précisions sur la nouvelle pièce législative. «Selon les dernières informations qu'il [M. Hamad] avait, ce n'était pas certain que ce soit un copier-coller du projet de loi 204», a-t-il dit.

Par la suite, M. Sauvageau a démenti l'information dont disposait M. Hamad, soutenant que le projet de loi 204 sera soumis au vote à la rentrée. «On reprend le même processus avec le même projet de loi à l'automne», a-t-il dit.

La Cour supérieure doit entendre cette semaine une requête pour faire annuler une entente sur la gestion de l'amphithéâtre, confiée au conglomérat Quebecor.

Un ancien directeur général de la Ville de Québec, Denis de Belleval, soutient qu'elle est illégale. Le projet de loi 204, qui a suscité la controverse, a pour objectif de proclamer la légalité de l'entente, compte tenu de l'incapacité du maire de Québec, Régis Labeaume, de le certifier lui-même à son locataire.
4 commentaires
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 6 juillet 2011 08 h 26

    Bonnet blanc, blanc bonnet

    L'intention reste la même, celle de soustraire des cowboys entrepreneurs à la Loi. Cela demeure inacceptable.

  • Rogel - Inscrit 6 juillet 2011 15 h 13

    PLQ

    Peu importe ce que Hamad dira - bleu, blanc, rouge ou même orange-dans ce dossier, il n'y aura pas un brave membre de ce valeureux gouvernement qui va lever le petit doigt pour commenter, et encore moins pour émettre son opinion !!

  • André Lacombe-Gosselin - Abonné 6 juillet 2011 20 h 07

    Quebecor

    Collusion, corruption, cachoteries, libertarisme, récompenses aux contributeurs du PLQ dans la construction du stade,... et finalement, les riches empochent ce qu'ils ont volé aux pauvres... avec la complicité des avocats traficoteurs de ces ententes à "qui sera le plus profiteur"...

  • Photodan - Abonné 6 juillet 2011 22 h 08

    Le ministre Hamad, le Père Noël des firmes d'ingénieurs

    À chaque fois qu'on voit ce ministre, c'est pour faire une déclaration en faveur des firmes de génies qui récoltent la part du lion. Il n'y a alors rien d'étonnant à ce que le processus démocratique soit bafoué par ce valet des firmes.