L'organisation du 400e de Québec dégage un surplus de 4 millions

Les surplus du 400e proviennent en bonne partie des revenus autonomes de l’événement, qui s’élèvent à 13,3 millions, soit 8 millions de plus que ce qui avait été budgété au départ. <br />
Photo: Agence Reuters Mathieu Bélanger Les surplus du 400e proviennent en bonne partie des revenus autonomes de l’événement, qui s’élèvent à 13,3 millions, soit 8 millions de plus que ce qui avait été budgété au départ.

Québec — Le 400e a été un tel succès financier que ses organisateurs ont remis hier 4 millions en surplus aux gouvernements du Québec et d'Ottawa, leurs deux principaux bailleurs de fonds.

Déjà, on parle de réinvestir la part du gouvernement du Québec dans un nouvel événement pour faire rayonner la capitale. Le ministre responsable de la région, Sam Hamad, aimerait idéalement soutenir un grand rendez-vous sportif avec sa part (1,3 million). Le reste (700 000 $) a déjà été investi dans le même domaine pour couvrir les dépenses d'Équipe Québec, qui a évalué ces derniers mois les infrastructures sportives au potentiel olympique dans la région.

Les gouvernements d'Ottawa et de Québec avaient chacun investi 40 millions dans le programme des fêtes du 400e. Le budget total de l'événement, qui devait s'élever à 90 millions, a finalement atteint les 106 millions en fin de course. Ce qui fait dire aux organisateurs que les fêtes ont non seulement été un succès de foule, mais aussi «un succès financier».

On procédait hier au dépôt final du rapport d'activités des fêtes en présence des représentants de la Ville et du gouvernement du Québec, mais pas d'Ottawa, qui ne manquait pourtant aucune des annonces du 400e à une autre époque. Personne ne semblait d'ailleurs s'attendre hier à ce que la part du fédéral soit réinvestie dans la région, comme c'est le cas pour la part du gouvernement du Québec. «À la question "Pourquoi ils ne sont pas ici?", il n'y a personne qui peut vous répondre», a répondu hier à ce propos l'ex-président des fêtes, Jean Leclerc. Le maire de Québec, Régis Labeaume, a par la suite jugé bon de préciser «qu'il n'y avait pas de discussions avec le gouvernement fédéral sur l'utilisation des surplus».

Explosion des ventes de produits dérivés

Les surplus du 400e proviennent en bonne partie des revenus autonomes de l'événement, qui s'élèvent à 13,3 millions, soit 8 millions de plus que ce qui avait été budgété au départ. Cet écart est attribuable notamment à la vente de toutes sortes de produits, des t-shirts de Paul McCartney à la bière en passant par les billets pour certains spectacles (le Cirque du Soleil et l'exposition Passages).

Le trésorier du 400e, Mario Bédard, a en outre signalé que l'organisation avait généré des surplus encore plus importants (plus de 6 millions), mais qu'elle en avait investi une partie dans l'ajout d'un spectacle de fin d'année le 31 décembre. Avant cela, la Société du 400e avait enfin déjà réinvesti d'autres revenus additionnels, notamment ceux du Championnat mondial de hockey, dans sa programmation. Cela avait permis de financer, entre autres choses, le spectacle de Paul McCartney sur les Plaines.

Comme l'a révélé Le Soleil en mars, les organisateurs ont mis du temps à fermer les livres du 400e en raison notamment de trois poursuites intentées contre elles. Deux se sont réglées à l'amiable, mais la plus élevée (un recours de 4,5 millions) est toujours devant les tribunaux.

Le poursuivant, un promoteur local du nom de GIP Canada, allègue que c'est lui qui a attiré Paul McCartney à Québec, mais que la Société du 400e s'est approprié le projet et l'en a écarté. Hier, les administrateurs ont qualifié de «minime» le risque qu'ils couraient de perdre cette cause et souligné que les coûts s'y rattachant étaient, de toute façon, assumés par leur assureur.