Les taxes grimpent de 1,3% à Québec

Selon Régis Labeaume, le budget est «cohérent» et s’inscrit dans la «continuité».<br />
Photo: Agence Reuters Mathieu Belanger Selon Régis Labeaume, le budget est «cohérent» et s’inscrit dans la «continuité».

Québec — Le budget déposé hier par l'administration Labeaume limite la hausse de taxes foncières à 1,3 % en moyenne, mais le conseiller de l'opposition Yvon Bussières martèle que la Ville aurait pu être plus généreuse avec ses résidants.

«Le maire aurait pu faire un gel de taxes, mais ce n'est pas son choix politique», a déploré le conseiller du district de Saint-Sacrement. Depuis son entrée en politique, M. Labeaume a toujours promis de maintenir les hausses de taxes en dessous de l'inflation. Or, selon M. Bussières, son administration surestime systématiquement le taux d'inflation, ce qui lui permet ensuite de justifier les augmentations.

En 2010, elle avait haussé les taxes foncières de 2,4 % en prévoyant que le taux serait au-dessus de cette mesure. Or le taux moyen pour les 10 premiers mois de l'année s'élève plutôt à 1,34 %, plaide le conseiller. En deux ans, la Ville serait allée chercher «20 millions en surplus auprès des gens».

En s'appuyant sur les estimés du secteur bancaire et du gouvernement du Québec, la Ville prévoit qu'en 2011 le taux d'inflation sera de 2,4 %, soit un peu plus de 1 % au-dessus de l'augmentation des taxes.

Le maire a parlé hier d'un budget de «continuité» et de «cohérence». Avec une hausse des dépenses de 5,1 % (57 millions), l'administration municipale prévoit dépenser un total de 1,203 milliard.

Comme l'an dernier, l'équipe en poste a insisté sur le fait qu'une partie importante de l'augmentation des dépenses échappait à son contrôle. Ainsi, n'eût été le déficit des régimes de retraite et la hausse de la TVQ (27,4 millions), ses sorties d'argent ne se seraient accrues que de 2,7 %.

Une bonne part de ce qui reste (26 millions) est par ailleurs allée aux investissements dans les infrastructures (service de la dette). À un journaliste qui lui a demandé pourquoi la Ville ne commençait pas, dès maintenant, à rembourser sa dette (de 1,49 milliard), le maire s'est emporté en disant que «c'était facile à dire» et qu'il ne voulait pas laisser des «tuyaux pourris aux générations futures».

Son administration, qui se vante de maintenir le ratio du service de la dette sous la barre des 20 % du budget, poursuit par ailleurs ses efforts de compression. Ainsi, on prévoit faire des réductions de 19 millions en 2011, un peu partout dans l'appareil.

Depuis 2007, on a retranché 201 postes (l'administration compte actuellement 5233 employés) et on fonde de l'espoir sur les audits menés aux services des arrondissements et des nouvelles technologies pour sabrer encore davantage les dépenses.

Transport en commun

Du côté du Réseau de transport en commun (RTC), les dépenses augmentent encore plus vite qu'à la Ville cette année (9 % contre 5,1 %). Le réseau, qui est en pleine expansion avec la mise en marche du Métrobus 803 et de sa flotte d'articulés, pourra compter sur une aide importante de l'agglomération (qui comprend aussi les villes de Saint-Augustin et de L'Ancienne-

Lorette) avec des investissements de 93,7 millions soit 8,3 % de plus qu'en 2010. Cela lui permettra de limiter la hausse des tarifs à 2,3 %. Cette année, la carte mensuelle passe donc de 73,10 $ à 74,75 $ et le billet, de 2,50 $ à 2,55 $.
1 commentaire
  • pagerry3 - Inscrit 16 décembre 2010 09 h 17

    L'extravaganza d’un tiers-monde nordique.

    Avec Régis Labeaume, c’est tout, absolument tout, sauf le gros bon sens, sauf le bon jugement, sauf la lucidité, sauf l’imputabilité, sauf la retenue, la réserve et la discrétion. Issu du Bien-Être-Sociétal banlieusard du Québec Western, ce populiste pantin de la plèbe marginale que sondent les fabricants de son imagerie se prend pour le «joyau» du patrimoine mondial qu’est la Ville où il trône. Cette excroissance de l’irréflexion qui va jusqu’à l'absurdité, dit ne pas être obligé de renflouer la dette qu'ont accumulée ses prédécesseurs. Cà tient de l’incohérence, coincée entre l’irresponsabilité et l’ineptie qui encadrent une inquiétante incurie. Il n’est intéressé qu’à ajouter des tas de piastres aux tas des surplus par millions qui sont engrangés, le tout devant défrayer les coûts astronomiques des fantasmes de son imaginaire qui galope aux rythmes d'un gros colisée, d'un big Crashed Ice, d'un immense Miroir d'eau, d'un méga Carrousel, d'un macro Moulin à imageries, rajoutés aux olympiques sans montagne pour le ski alpin mais, probablement, des kilomètres de pistes pour raquettes de bois et babiche ; rajoutés aux Nordiques sans propriétaires, aux coûts faramineux des consultations clotairiennes qui ont impunément chiffré, nous a-t-on dit, dans les 300,000.00$ ; rajoutés aux 200,000.00$ enfouis dans un projet de «culture internationale» sans lendemains et lié à une association irréfléchie, émotive et cutanée, prometteuse de visibilité pour sa seigneurie et que pour sa seigneurie exclusivement. Québec est aux prises avec un Intendant issu d'une plèbe populiste. Il est sans fond ni couvercle. Il est sans éducation et sans allure. Il ne fonctionne qu’avec les carbures de l’excentricité, qui ne se grime et ne s’astique qu’avec les poudres de la bizarrerie.