Québec scrutera ses propres services à la loupe

L’hôtel de ville de Québec
Photo: Clément Allard - Le Devoir L’hôtel de ville de Québec

Québec — La Ville de Québec lancera sous peu les trois premiers d'une série d'audits de ses propres services. Un examen censé faire de son administration un «exemple» en matière d'efficacité.

Les trois premiers audits prévus pour cette année scruteront la performance du Service de l'informatique et des nouvelles technologies (179 employés réguliers), des services des arrondissements de Beauport, de Charlesbourg et des Rivières (431) et ceux de l'Office du tourisme (61).

Or aucun de ces services ne fait l'objet «d'inquiétudes», assure le directeur général de la Ville, Alain Marcoux, un ancien ministre des Affaires municipales (1984-85) qui a servi sous Andrée Boucher à la Ville de Québec. «Nous voulons devenir une ville exemplaire et, pour cela, il faut se mesurer avec les meilleurs», explique-t-il, le but n'étant pas de surveiller le personnel mais les façons de faire.

Au lieu de demander à un seul consultant externe de passer au crible chacun de ses services, l'administration Labeaume-Marcoux a opté pour une approche plus spécialisée. Ainsi, chacun des services sera «audité» par un consultant expert dans son domaine: un spécialiste de l'informatique pour les services informatiques, un expert comme la Société immobilière pour la gestion des immeubles, et ainsi de suite.

«Il va y avoir un certain nombre d'audits chaque année», explique le directeur général en précisant bien que l'objectif n'est pas nécessairement de couper et que l'administration, qui s'est pourtant dite prise à la gorge par la hausse des dépenses lors du budget 2009-10, ne compte pas là-dessus nécessairement pour faire des compressions.

La Ville a par ailleurs prévu 550 000 $ dans le dernier budget pour payer les honoraires des consultants choisis en appels d'offres pour mener les audits, des exercices de longue haleine qui pourraient s'étirer sur plusieurs mois chacun selon les besoins.

Non seulement les directeurs des services concernés devront-ils rendre des comptes aux consultants externes, mais ces derniers auront accès au personnel, aux lieux de travail et à une documentation complète. On ne craint pas de créer des tensions avec le personnel, assure M. Marcoux.

Baltimore et le recours au Web pour rendre des comptes

En plus des audits, la Ville souhaite mettre en ligne l'état d'avancement de chacune des requêtes qui lui sont faites avec, en prime, 48 indicateurs de sa performance. Le maire en a souvent parlé, notamment durant sa campagne: cette approche s'inspire d'un modèle de gestion développé par la Ville de Baltimore aux États-Unis, le «Citistat». La méthode a eu un tel succès que, des années après son entrée en vigueur (1999), la mairie accueille encore des élus et fonctionnaires étrangers afin de leur donner des formations sur ses façons de faire.

La réalisation de cet outil également inspiré de Baltimore a été confiée récemment à la firme en services informatiques CGI pour un montant de 3,2 millions de dollars. On s'attend à ce que le tout soit fin prêt à l'automne 2011.
1 commentaire
  • Marie-France Legault - Inscrit 18 mars 2010 22 h 13

    Monsieur Raspaille??

    Dépense inutile le salaire de $320,000.

    pour venir cracher sur les 500,000 citoyens de la Ville de Québec.

    Le Maire ne nous a pas consultés...il fait son petit CAPORAL, son petit Napoléon.