Robert Libman quitte la vie politique

Robert Libman a annoncé hier qu'il quitterait la vie politique et ne serait pas candidat à la mairie de Côte-Saint-Luc lors des prochaines élections municipales. Au terme de son mandat, l'actuel maire de l'arrondissement de Côte-Saint-Luc-Hampstead-Montréal-Ouest a l'intention de se consacrer entièrement à la firme de consultants qu'il a fondée l'automne dernier.

Côte-Saint-Luc fait partie des anciennes municipalités qui seront reconstituées le 1er janvier prochain, mais la perspective de régner sur une ville dont environ 60 % du budget sera contrôlé par le conseil d'agglomération ne sourit pas beaucoup à Robert Libman. C'est l'une des raisons qu'il a invoquées hier, en conférence de presse, pour expliquer sa décision.

Âgé de 44 ans et architecte de formation, Robert Libman estime que le temps est venu pour lui de se retirer de la vie politique pour passer plus de temps avec sa jeune famille. L'avenir de Libcorp, la firme de consultants en planification et en développement immobilier qu'il a créée en novembre dernier, s'annonce prometteur et présente, pour lui, plus d'attraits qu'un mandat comme maire de Côte-Saint-Luc, a-t-il confié.

Robert Libman navigue dans la sphère politique depuis 17 ans. En 1988, il avait fondé le parti Égalité et avait siégé comme député à l'Assemblée nationale jusqu'en 1994. Devenu maire de la municipalité de Côte-Saint-Luc en 1998, il s'était battu aux côtés des maires de banlieue contre les fusions municipales imposées par le gouvernement du Québec. La Cour suprême ayant refusé d'entendre la cause des opposants aux fusions, M. Libman s'était alors joint à l'équipe de Gérald Tremblay.

Lors des référendums sur les défusions en 2004, M. Libman, devenu maire de l'arrondissement de Côte-Saint-Luc-Hampstead-Montréal-Ouest, avait milité contre le démantèlement de la Ville de Montréal, une position qui lui avait valu de nombreuses critiques de la part de membres de la communauté anglophone. «La loi 9 sur les défusions ne pouvait permettre de recréer les villes comme elles étaient avant les fusions. J'étais, dans mon coeur, favorable aux défusions, mais, dans ma tête, je ne considérais pas que ça pouvait être bénéfique pour notre communauté», a-t-il expliqué hier.

Responsable du dossier de l'urbanisme au comité exécutif de la Ville, Robert Libman avait piloté l'élaboration du plan d'urbanisme qui a été adopté à l'automne dernier. Il avait dû quitter ses fonctions au sein du comité exécutif à la suite de la victoire des défusionnistes dans Côte-Saint-Luc.

M. Libman assure qu'un retour à la vie politique ne fait pas partie de ses plans pour les prochaines années, mais, prudent, il refuse de faire une croix sur cette option à plus long terme.