Georges Bossé abandonne la politique

Le maire de l'arrondissement de Verdun, Georges Bossé, quittera la vie politique au terme de son mandat, en novembre prochain. Il affirme vouloir relever de nouveaux défis, mais il ignore encore lesquels. Chose certaine, il n'a aucune intention de tenter sa chance sur la scène politique fédérale ou provinciale.

«Un élu en poste de direction ne devrait pas excéder deux mandats. Je le pense sincèrement», a expliqué hier celui qui en est à son troisième mandat à la mairie de Verdun. «J'ai fait un accroc moi-même [...] parce que c'était la nouvelle ville, parce que c'était différent, parce que je voulais m'assurer que dans cette nouvelle ville, Verdun aurait sa place et que les arrondissements auraient leur place. C'est pourquoi j'ai accepté de faire un autre mandat.»

Lors d'une rencontre de presse hier matin, M. Bossé, 61 ans, a indiqué que le temps était venu, pour lui, de passer à autre chose et qu'il valait mieux partir au bon moment. Il se dit même convaincu que l'équipe du maire Tremblay connaîtra encore plus de succès lors des prochaines élections que lors du scrutin de 2001.

Que fera-t-il lorsqu'il quittera la vie politique en novembre? «Je n'ai pas fait de planification. Je ne suis pas carriériste; je ne l'ai jamais été, a-t-il dit. J'irai là où j'aurai du plaisir à faire demain ce qu'on m'offrira ou ce que je déciderai de faire. Ce n'est pas un départ basé sur des offres d'emploi ni sur une planification à long terme. Je suis quelqu'un qui vit le moment d'aujourd'hui», a-t-il indiqué. Quand un journaliste lui a demandé s'il avait été approché par un parti fédéral ou provincial, Georges Bossé s'est esclaffé: «Absolument pas! Pensez-vous que c'est le temps de le faire?», a-t-il lancé en faisant référence au scandale des commandites qui, selon lui, dissuadera bien des gens de valeur de faire le saut en politique.

Propriétaire de trois bijouteries avant de se lancer en politique, M. Bossé avait été élu maire de Verdun en 1993. Il était vivement opposé aux fusions municipales et il était à la tête de l'Union des municipalités de banlieue quand celle-ci a contesté la loi 170 devant les tribunaux. Après l'échec de cette contestation, il a joint l'équipe de Gérald Tremblay. Élu sous la bannière de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM), il s'est par la suite porté à la défense de la nouvelle ville. D'abord responsable du développement économique au comité exécutif, il s'est ensuite vu confier les dossiers de la sécurité publique, des projets spéciaux, des sociétés paramunicipales et du centre-ville.

L'UCIM devrait présenter, dans deux semaines, les candidats de l'arrondissement de Verdun qui tenteront de se faire élire en novembre, a-t-il dit. Rappelons que l'équipe du maire comptait cinq élus jusqu'à ce que Laurent Dugas démissionne, l'an dernier, après que des accusations criminelles aient été portées contre lui. Il siège désormais comme conseiller indépendant.