Élections municipales le 6 novembre

Les élections municipales auront finalement lieu le 6 novembre prochain, comme prévu, a tranché la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, mettant ainsi fin aux conjectures à propos d'un scrutin hâtif. La ministre estime qu'il s'agit de la date la plus susceptible de favoriser un meilleur taux de participation des électeurs.

Au cours des dernières semaines, plusieurs dates avaient été évoquées pour la tenue d'élections devancées à la suite de demandes exprimées par plusieurs maires et conseillers municipaux. Les élus des municipalités qui seront reconstituées le 1er janvier 2006 souhaitaient la tenue d'élections en juin afin d'accorder plus de temps aux nouveaux conseils municipaux pour préparer la transition. Mais la ministre Normandeau a estimé que cette période, qui marque le début de l'été et la fin des classes, n'était pas propice à la tenue d'un scrutin. Et ce que souhaite la ministre, c'est inciter les citoyens à voter en grand nombre. Pour la même raison, la date du 25 septembre a été rejetée car il aurait fallu mener une campagne électorale en août.

La ministre a envisagé d'opter pour le premier dimanche d'octobre, comme le réclamait le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier. Celui-ci avait fait valoir auprès de la ministre que la température était plus clémente en octobre et qu'avec un scrutin hâtif, les nouveaux élus disposeraient de quatre semaines de plus pour élaborer les budgets de leurs villes respectives. Mais comme il s'agissait de la fin de semaine de l'Action de grâces, la ministre y a finalement renoncé. «Et si on avait tenu le scrutin la semaine suivante, on aurait dû tenir l'élection par anticipation la fin de semaine précédente, donc celle de l'Action de grâces. Donc, on a conclu que le gros bon sens commandait qu'on maintienne le scrutin pour l'ensemble des municipalités le 6 novembre», a expliqué Mme Normandeau hier.

«Je pense qu'il faut créer les meilleures conditions qui vont permettre à un maximum d'électeurs de se prononcer dans le cadre d'élections municipales», a poursuivi la ministre, qui souhaiterait voir le taux de participation des électeurs grimper cette année. Rappelons que ce taux se situe habituellement aux environs de 50 % lors de scrutins municipaux.

À l'Union des municipalités du Québec (UMQ), la décision de la ministre n'a pas fait beaucoup de vagues. Le président de l'UMQ, Michel Tremblay, avait appuyé la proposition du maire L'Allier car il jugeait l'idée intéressante, a indiqué hier son porte-parole, François Sormany. «Que la ministre décide de maintenir la tenue des élections à la première semaine de novembre, on vit très bien avec ça. Et c'est bien qu'elle l'annonce dès maintenant», a-t-il dit.