Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, est décédé

Émile Loranger en 2013, alors qu'il sollicitait un huitième mandat de suite.
Photo: Renaud Philippe Archives Le Devoir Émile Loranger en 2013, alors qu'il sollicitait un huitième mandat de suite.

Émile Loranger, l’un des maires au pouvoir depuis le plus longtemps au Québec, est décédé à l’âge de 73 ans. Il dirigeait la ville de L’Ancienne-Lorette depuis près de 40 ans.

Le coloré politicien réputé est décédé subitement à la suite de complications cardiaques dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué la municipalité en soulignant ses qualités de « rassembleur et de bâtisseur ».

« Il a contribué de façon importante à la croissance et au dynamisme de la Ville de L’Ancienne-Lorette, en la dotant d’infrastructures et de services de qualité », a souligné la Ville dans un communiqué.

La ville de Québec, de son côté, a remarqué qu’il avait « marqué l’histoire politique de la région ».

M. Loranger a notamment été l’un des ténors du mouvement pour les « défusions » au milieu des années 2000. L’Ancienne-Lorette est d’ailleurs, avec Saint-Augustin, l’une des seules villes défusionnées de la région.

Il a en outre été à couteaux tirés avec la ville de Québec presque en permanence après les fusions en raison d’un désaccord persistant sur le partage de la facture des coûts d’agglomération.

Élu pour la première fois en 1983, ce personnage fort en gueule aura cumulé pas moins de neuf mandats à la tête de L’Ancienne-Lorette.

Les derniers mois avaient été mouvementés pour M. Loranger qui faisait l’objet de trois enquêtes de la Commission municipale et avait été suspendu de ses fonctions pendant plusieurs semaines.

Plusieurs personnalités du monde politique ont offert leurs condoléances à ses proches jeudi dont le ministre fédéral Jean-Yves Duclos, le député fédéral Gérard Deltell, la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest et certains députés caquistes comme Sylvain Lévesque et Mario Asselin.