La mairesse de Longueuil songe à faire appel à l’UPAC

La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, lors de sa victoire électorale du 5 novembre 2017.
Photo: Karl Rettino-Parazelli Archives Le Devoir La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, lors de sa victoire électorale du 5 novembre 2017.

La mairesse de Longueuil songe à faire appel à l’UPAC pour enquêter sur les motivations des élus de l’opposition qui, étant majoritaires, ont réussi mercredi à bloquer l’octroi de deux contrats.

Sylvie Parent et les élus de l’opposition sont à couteaux tirés depuis que la mairesse dit « soupçonner » que des élus puissent avoir cédé à des pressions.

La mairesse Parent reconnaît toutefois que ses doutes reposent sur une « intuition ».

« Peut-être que je fais un mauvais lien, mais j’ai besoin d’être rassurée. Ma responsabilité en tant que mairesse, c’est de m’assurer que tout est correct », argue Mme Parent.

Le cabinet de l’opposition s’est dit surpris de la démarche de la mairesse Parent. « Pour notre part, nous n’avons rien à nous reprocher », a indiqué Francis Dubreuil, attaché de presse de l’opposition.

Jacques Lemire, un des conseillers de l’opposition, compte toutefois entamer des démarches en diffamation contre la mairesse. Dans un communiqué, Mme Parent rappelait que M. Lemire siégeait au comité exécutif de Longueuil pendant une période qu’elle qualifie de « dominée par des pratiques de collusion ».

« En faisant des rapprochements douteux et sans fondement, on porte atteinte à ma réputation, finalement pourquoi ? Parce que je fais mon travail en posant des questions ? Je vous confirme que j’ai entrepris des démarches en diffamation contre la mairesse de Longueuil. La mairesse utilise un stratagème digne des années 1950 », a réagi M. Lemire.