UMQ: Couillard promet de «rééquilibrer le rapport de force»

Philippe Couillard a réitéré jeudi sa promesse de « rééquilibrer le rapport de force » entre les municipalités et leurs employés en matière de relations de travail, mais il est resté vague sur les moyens qui seront utilisés, évitant de parler d’accorder aux villes le pouvoir de décréter les conditions de travail de leurs employés. Le premier ministre a tenu ces propos au Centre des congrès de Québec, où se déroulent les assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). « On s’est engagé à rétablir le rapport de force en matière de relations de travail au bénéfice des contribuables. Nous allons le faire », a lancé le premier ministre. Il promet un projet de loi dès ce printemps.


 
2 commentaires
  • Pierre Bernier - Abonné 13 mai 2016 10 h 49

    Rééquilibrer le rapport de force ?

    Rééquilibrer par l’adoption des éléments d’un statut de « fonction publique territoriale » ?

    Solution institutionnelle, cette mesure est démocratique et fonctionne très bien dans tous les autres secteurs où l’administration publique est décentralisée.

    Et surtout, cela met à l’abri des bricolages locaux répétitifs en matière de dotation et de rémunération. Des bidouillages aux effets inflationnistes injustifiés, pratiqués par des dirigeants élus isolés et, surtout, dépourvus en matière de relations de travail.

  • Patrick Daganaud - Abonné 13 mai 2016 10 h 53

    Casser « du syndicat »

    Couillard promet de «rééquilibrer le rapport de force»...

    Il armera les municipalités pour faire la très, très sale besogne à sa place et casser « du syndicat ».

    Comme la population anesthésiée fait du flapping à pareille annonce, le voilà justifié.

    S'il occupait un siège éjectable, j'aurais appuyé sur le bouton dès son élection. Il me faudra patienter à la prochaine.

    En attendant, je vais lutter aux côtés des syndiqués de tous les corps d'emploi.

    Même les économistes voués au culte du capitalisme sauvage reconnaissent les retombées sociales favorables du syndicalisme.

    Ça prend un manque flagrant de jugement pour opérer de la sorte.
    Mais les gestionnaires incultes (ils ne le sont pas tous) des municipalités vont bouffer du syndicat.

    Belle société harmonieuse en perspective!

    Diviser pour régner!