Le sort de la maison Boileau en suspens

Construite au début du XIXe siècle, la maison Boileau a appartenu au notaire René Boileau, patriote et figure marquante de la ville de Chambly.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Construite au début du XIXe siècle, la maison Boileau a appartenu au notaire René Boileau, patriote et figure marquante de la ville de Chambly.

L’incertitude persiste quant au sort de la maison Boileau, une demeure ancestrale de Chambly condamnée à la démolition. Les discussions visant à sauver l’immeuble se poursuivent entre Québec et la Ville de Chambly.

La ministre de la Culture, Hélène David, devait annoncer vendredi si elle comptait déposer un avis d’intention de classement pour la maison Boileau, une mesure qui aurait assuré la sauvegarde de l’immeuble. En après-midi vendredi, l’attaché de presse de la ministre a indiqué au Devoir qu’aucune décision ne serait prise au cours de la journée. « Il y a des discussions qui sont en cours avec le maire de Chambly et ces discussions se poursuivent », a dit Karl Filion sans pouvoir préciser de nouvel échéancier.

Construite au début du XIXe siècle, la maison Boileau a appartenu au notaire René Boileau, patriote et figure marquante de la ville de Chambly. Compte tenu de la détérioration du bâtiment, le conseil municipal de Chambly avait autorisé sa démolition le 5 avril dernier. Le ministère de la Culture ayant été saisi d’une demande de classement, la ministre David a demandé et obtenu de la Ville de Chambly l’engagement selon lequel la maison ne serait pas démolie avant le 29 avril.

Il n’a pas été possible, vendredi, de parler au maire de Chambly, Denis Lavoie, afin de savoir si la démolition de la maison pouvait survenir dans les prochains jours. « Comme c’est la Ville qui délivre le permis de démolition, c’est elle qui a le contrôle sur ce permis et ce n’est pas nous. Mais on discute avec [le maire] », a indiqué M. Filion.

Des citoyens inquiets

Pendant ce temps, les citoyens qui militent pour la sauvegarde de la maison croisent les doigts. Plus tôt cette semaine, ils ont reçu l’appui de la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, qui a pressé la ministre de protéger la maison.

À l’Assemblée nationale, mercredi, la ministre David a expliqué que le Québec comptait quelque 5000 maisons ayant appartenu à des patriotes et que son ministère ne pouvait les classer toutes. « Il y a énormément de patriotes dont les maisons ont été classées », a-t-elle souligné.

1 commentaire
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 1 mai 2016 00 h 00

    Quand bien même...

    il y aurait 5001 maisons classées....mme David.
    C'est notre Patrimoine...trouvez des solutions...j'en ai déjà avancée une...
    la loterie du Patrimoine..avec le concours de Loto-Québec.