Des hausses de salaire de 1,5 % pour les maires

Les élus municipaux ont droit cette année à des augmentations de salaire de 1,5 %. La rémunération du maire Denis Coderre passera ainsi à 165 373 $, et celle du maire Régis Labeaume à 156 992 $, sommes auxquelles s’ajoute une allocation de dépenses de 16 216 $.

C’est la Loi sur le traitement des élus municipaux qui fixe les hausses de salaire autorisées. Celles-ci sont établies en fonction de la taille des villes et du taux d’augmentation des prix à la consommation au Canada entre décembre 2013 et décembre 2014, qui a atteint 1,5 %.

En tenant compte de l’allocation de dépenses de 16 216 $ consentie à tous les élus, la rémunération globale du maire Coderre a grimpé à 181 589 $ en 2016, contre 178 905 $ l’an dernier. Celle de Régis Labeaume est passée de 170 579 $ à 173 138 $ entre 2015 et 2016.

Pour sa part, le maire de Laval, Marc Demers, a droit à une rémunération globale de 167 705 $, alors les maires de Gatineau, Longueuil, Sherbrooke, Saguenay, Lévis, Trois-Rivières et Terrebonne toucheront 158 654 $ en 2016.

Les élus autres que les maires reçoivent des rémunérations additionnelles s’ils occupent des fonctions au comité exécutif ou au sein de commissions, par exemple. En 2015, les élus montréalais les mieux payés après le maire Coderre étaient Pierre Desrochers, Anie Samson, Russell Copeman, Chantal Rouleau et Lionel Perez, avec une rémunération globale de 162 612 $.

Comparaisons

À ceux qui pourraient critiquer la hausse de salaire du maire Coderre, son cabinet rétorque que celle-ci est encadrée par la loi. À titre de comparaison, les hausses de rémunération des employés de la Ville de Montréal (cadres et employés syndiqués) varient de 2 % à 2,5 % en 2016, a précisé Louis-Pascal Cyr, directeur des communications au bureau du maire.

À Québec aussi, on soutient que la hausse de salaire du maire Labeaume est justifiée. « S’il y a un maire qui se démène, c’est bien lui », indique l’attaché de presse de M. Labeaume, Paul-Christian Nolin.

De plus, dit-il, le maire Labeaume a toujours réclamé que les avantages accordés aux élus qui quittent leurs fonctions avant la fin de leur mandat leur soient retirés.

Nouvelles règles

Plus tôt cette semaine, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a d’ailleurs déposé des propositions d’amendements au projet de loi 83 afin d’appliquer au monde municipal les règles qui encadrent la rémunération des députés de l’Assemblée nationale.

Ainsi, lorsque la nouvelle loi entrera en vigueur, les élus municipaux quittant leurs fonctions en cours de mandat n’auraient plus droit à des indemnités à moins d’un problème de santé important. Un cas récent avait soulevé la controverse. Accusé de crimes sexuels contre une personne mineure, l’ex-maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire, avait reçu une indemnité de départ de 146 000 $.

De plus, les élus reconnus coupables d’une infraction au Code criminel pourraient être destitués. Rappelons qu’en juillet dernier, le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, avait reçu un verdict de culpabilité d’agression sexuelle, mais il avait pu continuer à occuper ses fonctions d’élu.