Un sursis pour la maison Boileau

Construite au début du XIXe siècle, la maison Boileau a appartenu au notaire René Boileau, patriote et figure marquante de la ville de Chambly.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Construite au début du XIXe siècle, la maison Boileau a appartenu au notaire René Boileau, patriote et figure marquante de la ville de Chambly.

Même si la Ville de Chambly a déjà autorisé la démolition de la maison Boileau, la demeure ancestrale sera protégée jusqu’au 29 avril. C’est l’assurance qu’a reçue du maire de Chambly la ministre de la Culture, Hélène David, qui doit décider si le bâtiment fera l’objet d’un classement.

Interpellée en Chambre mardi par la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, la ministre David — qui a pris temporairement la relève de son collègue Luc Fortin à la tête du ministère de la Culture — a déclaré mercredi avoir discuté du dossier avec le maire de Chambly, Denis Lavoie. « J’ai parlé au maire de Chambly, nous avons eu une longue discussion, a-t-elle dit. J’ai fait venir tous les documents. Nous allons prendre le temps d’analyser sérieusement la situation. Il [le maire] s’est engagé à ce qu’il n’y ait aucun pic de démolisseur d’ici le 29 avril, ce qui nous donne le temps de travailler. »

La ministre a besoin de temps puisqu’elle doit déterminer si elle déposera un avis d’intention de classement pour cet immeuble à la suite d’une demande qui lui a été acheminée le 7 avril dernier.

Construite au début du XIXe siècle, la maison Boileau a appartenu au notaire René Boileau, patriote et figure marquante de la ville de Chambly. Le 5 avril dernier, le conseil municipal de Chambly avait autorisé sa démolition compte tenu de sa détérioration et de la présence de moisissures. Les propriétaires disaient ne pas avoir les 1,4 million de dollars requis pour sa restauration.

Un avis d’intention de classement empêcherait la démolition de la maison. « Dans ce coin-là, il y a 11 maisons de patriotes qui sont classées, il y a quatre églises, il y a une cloche, il y a un calvaire, il y a un manoir, il y a une prison. […] Et ce sont des maisons qui ont été très bien conservées. Dans ce cas-ci, justement, tous les rapports pointent vers le fait que c’est une maison extrêmement dégradée », a souligné la ministre.

1 commentaire
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 21 avril 2016 12 h 00

    Faut-il le rappeler...

    la ministre David (en lieu et place du ministre Fortin), le gouvernement Couillard, le maire de Chambly et tous les intervenants dans ce dossier devront tenir compte de l'appui considérable et indéfectible de la population de Chambly et des quidams qui, un peu partout au Québec, ont appuyé ce projet de réfection et de conservation qui, semble-t-il, ne serait pas si onéreux...comme la Ville de Chambly le laisse entendre ! (voir les 2 autres articles de Jeanne Corriveau dans Le Devoir des 2 et 9 avril 2016, sur le sujet et pour m'éviter une redondance .)

    De plus, le gouvernement fédéral, représenté par le député liberal Matthew Dubé, pourrait ajouter quelques $$$$$$ au montant (investissements ) déjà prévu
    pour revamper (sic) le pont et les écluses du Canal de Chambly ainsi que la maison du surintendant... faire ainsi d'une pierre deux coups...Ainsi la maison du
    notaire et patriote René Boileau serait sauvée de la démolition

    Finalement, c'est de bonne volonté et de notre patrimoine dont il est question ici.