Répit de 1 % à Longueuil, hausse de 1,9 % à Laval

Alors que Laval imposera une hausse de taxes moyenne de 1,9 % à ses citoyens, Longueuil limitera les augmentations d’impôt foncier à 1 % en 2016.

Les deux municipalités voisines de Montréal ont déposé leur budget 2016 lundi. Les hausses de taxes sont moins importantes que celles imposées pour l’exercice précédent. Rappelons que, pour 2015, Longueuil avait augmenté les taxes de 3,9 % et Laval de 3,2 % en invoquant le pacte fiscal qui avait privé les municipalités de transferts de 300 millions.

À Longueuil, l’avis d’imposition atteindra 2570 $, soit 26 $ de plus qu’en 2015, pour une résidence moyenne de 273 000 $. Les dépenses de cette municipalité de la Rive-Sud s’élèveront à 396 millions, soit une hausse de 1 % par rapport à l’année précédente.

Au chapitre des investissements, l’administration de la mairesse Caroline St-Hilaire prévoit dépenser 141,6 millions dans les infrastructures municipales au cours des trois prochaines années, dont 66 millions en 2016. Une enveloppe de 97,6 millions sera consacrée au développement du territoire et 15,4 millions pour les parcs et espaces verts.

Longueuil estime à 2 millions la réduction de ses dépenses de fonctionnement et à 3,3 millions les économies qu’elle a pu réaliser à la suite de l’adoption de la Loi sur la réforme des régimes de retraite.

Plus élevé à Laval

À Laval, les hausses de 1,9 % de l’impôt foncier correspondent à 55 $ de plus sur l’avis d’imposition pour le propriétaire d’une maison de 339 000 $. Le budget 2016 coïncide avec l’entrée en vigueur du nouveau rôle d’évaluation foncière qui a fait augmenter de 10 % en moyenne la valeur des propriétés à Laval.

Le budget atteindra 810,5 millions en 2016, soit une hausse de 3,3 %. L’administration du maire, Marc Demers, entend notamment réserver une enveloppe de 750 000 $ par année dans un fonds consacré au logement social, réserver 1,2 million pour mettre sur pied une équipe formée de huit employés pour le développement de projets urbains.

Pour les trois prochaines années, Laval a élaboré un programme triennal d’immobilisations (PTI) totalisant 848,6 millions, dont 147,6 millions pour le réseau d’égouts et d’aqueducs. Parmi les autres investissements figurent plusieurs projets, comme celui de Val-Martin (6,3 millions) ainsi que ceux de la revitalisation des secteurs des stations de métro de la Concorde et du métro Cartier (15,4 millions). Les usines de biométhanisation et de compostage accapareront un budget de 61,7 millions.

Réalisation des travaux

Mais année après année, le taux de réalisation des travaux du PTI n’atteint pas 50 %. « C’est une problématique à laquelle on s’est attaqués. En 2015, on a demandé une étude, et notre objectif est de s’approcher du 100 % », a dit le maire Demers. Le directeur général, Serge Lamontagne, a fait valoir que la Ville de Laval sortait d’une crise lorsque la nouvelle administration a pris le pouvoir en 2013 à la suite du départ de l’ex-maire Gilles Vaillancourt. « C’était une Ville qui ne planifiait pas ses investissements », a-t-il dit.

Le Chef d’Action Laval, Jean-Claude Gobé, estime qu’après les hausses de 2015, l’administration Demers aurait dû accorder un répit aux citoyens. « On se retrouve cette année avec un grand nombre d’employés supplémentaires. Il y aurait moyen de faire plus avec moins et d’optimiser le travail », a-t-il indiqué.