Feu vert au prolongement de l’autoroute 19

Le BAPE considère <em>«qu’une amélioration du lien routier entre les autoroutes 440 et 640»</em> est justifiée.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Le BAPE considère «qu’une amélioration du lien routier entre les autoroutes 440 et 640» est justifiée.
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) donne le feu vert au prolongement de l’autoroute 19, un tronçon routier situé entre les autoroutes 640 et 440. Dans un rapport rendu public jeudi, le BAPE conçoit que le ministère des Transports veuille à juste titre parachever cette autoroute, dans le corridor de la route 335 déjà existante.

Le BAPE considère «qu’une amélioration du lien routier entre les autoroutes 440 et 640» est justifiée.

La commission pose néanmoins quelques réserves dans son rapport. Elle estime «qu’une analyse comparative plus approfondie est requise entre les scénarios d’autoroute à deux voies et de boulevard», y compris en ce qui concerne carrefours et échangeurs. Le projet pourrait donc à terme prendre une dimension différente que celle prévue initialement.

Le BAPE souhaite aussi que le ministère des Transports examine la question de permettre le covoiturage sur les voies réservées aux autobus. La commission suggère aussi qu’on évalue mieux les conséquences de ces changements sur la circulation. Le ministère plaide que cela entraînera une diminution de l’achalandage sur l’avenue Papineau, ce qui apparaît discutable, de l’avis de plusieurs.

Le projet routier a été évalué par le BAPE à la demande officielle de David Heurtel, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Les coûts estimés du projet sont de 600 millions pour un peu plus de 8 km de route. Le projet inclut l’aménagement de quatre échangeurs et d’un stationnement de type incitatif, près de l’échangeur A19/A-640, de même que la construction d’un pont, à l’est du pont Athanase-David.