La gestion du maire Gingras sous la loupe de la Commission municipale

Le maire Jean-Claude Gingras est accusé d’abus de confiance.
Photo: Source Facebook Le maire Jean-Claude Gingras est accusé d’abus de confiance.

La Commission municipale du Québec s’intéressera de près à la gestion du maire de L’Assomption, Jean-Claude Gingras, à compter de janvier prochain.

L’enquête publique sur l’administration Gingras a débuté lundi par une allocation d’ouverture de la présidente de l’enquête, Sandra Bilodeau. En conformité avec un décret ministériel, l’enquête ne remontera pas plus loin que le 3 novembre 2013, date de l’élection de M. Gingras à la mairie.

La Commission se penchera sur des allégations d’irrégularités dans l’octroi des contrats publics : fractionnement, attribution illégale par des élus, accrocs à la politique d’appels d’offres, favoritisme au profit de certaines entreprises, etc.

Relations de travail

L’enquête portera également sur les relations acrimonieuses du maire avec la fonction publique. Environ le tiers des cadres sont sous le coup d’une suspension, d’un congédiement ou encore ils ont pris des congés de maladie. Mme Bilodeau juge la situation « préoccupante ». Elle cherchera à savoir si des cadres ont été pénalisés pour avoir dénoncé des irrégularités.

« Nous vérifierons donc si des employés ou des cadres reçoivent leurs directives directement d’élus ou encore si des employés reçoivent des ordres ou commandes de cadres non habilités à le faire, ou s’ils subissent des pressions indues », a expliqué la juge Bilodeau.

Le maire s’expose à des sanctions qui vont de l’avertissement à la destitution. La juge Bilodeau et sa collègue Sylvie Piérard devront rendre leur rapport final le 31 mars 2015. Lundi prochain, elles remettront au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, un premier rapport préliminaire.

Joël Mercier, un avocat spécialisé en droit municipal, sera procureur en chef. Me Mercier a rencontré une quinzaine de témoins potentiels à L’Assomption au cours des dernières semaines. Il ne s’est toujours pas entretenu avec le maire Gingras, qui est pourtant la cible principale de la Commission. « C’est quelque chose qui va se faire prochainement », a-t-il dit.

M. Gingras a été accusé d’abus de confiance en octobre dernier. La ministre de la Justice et Procureure générale, Stéphanie Vallée, a entrepris des procédures pour le faire relever provisoirement de ses fonctions.

M. Gingras se dit victime d’une vengeance de cadres ligués contre lui.

1 commentaire
  • Victoria - Inscrite 16 décembre 2014 09 h 35

    Éternel recommencement... sous diverses facettes

    « Favoritisme au profit de certaines entreprises, entre autre »... et les tiers « …pénalisés … subissent des pressions indues ».
    Sera-t-il possible un jour de voir disparaître les manoeuvres inquiétantes ?
    Dommage que certains délais prescrits existent :(