La mairesse de La Prairie succombe à des piqûres de guêpes

Élue à la mairie en 2005, Lucie F. Roussel en était à son troisième mandat.
Photo: Source Ville La Prairie Élue à la mairie en 2005, Lucie F. Roussel en était à son troisième mandat.

La mairesse de La Prairie, Lucie F. Roussel, est morte dimanche après avoir marché sur un nid de guêpes, ont confirmé lundi les autorités de la municipalité située en banlieue sud de Montréal.

La mairesse, âgée de 51 ans, faisait du jardinage à son chalet des Cantons-de-l’Est lorsqu’elle a été piquée par plusieurs guêpes. Son décès a été constaté en après-midi à l’hôpital de Thetford Mines.

Selon la responsable des communications de la Ville de La Prairie, Chantal Charron, la mairesse Roussel n'était pas allergique aux piqûres de guêpes.

«Elle a été piquée à plusieurs endroits sur les jambes — à peu près une quinzaine de fois, selon ce qu'on présume. Elle a été intoxiquée par le nombre [de piqûres]. Quand les ambulanciers sont arrivés, ils ont tenté de lui administrer l'Epipen [une injection d'adrénaline], mais rien n'a pu la sauver», a résumé Mme Charron en entrevue téléphonique.

Le directeur général de la municipalité, Jean Bergeron, a admis qu’il était «en état de choc» de voir disparaître aussi subitement une femme «intègre» et «impliquée», qu’il a côtoyée pendant de nombreuses années.

 

Élue à la mairie de La Prairie en 2005, Lucie F. Roussel en était à son troisième mandat. Elle avait été conseillère municipale de novembre 1999 à novembre 2005, tout en agissant comme mairesse suppléante de 2003 à 2005.


Après plusieurs années passées en politique municipale, l'avocate de profession avait tenté de faire le saut dans l'arène provinciale en 2012 dans la circonscription de La Prairie, sous la bannière du Parti libéral du Québec. Elle était arrivée en troisième position, avec 25,5 % des voix, derrière le caquiste Stéphane Le Bouyonnec et le péquiste Pierre Langlois.

Nombreuses réactions

Les réactions à l'annonce de son décès ont fusé de toutes parts dans le monde politique, lundi.

La présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, qui partageait un cheminement politique similaire à celui de Mme Roussel, s'est dite profondément attristée de la disparition de sa collègue.

«C'était une femme dynamique. Elle faisait de la politique parce qu'elle croyait aux familles, elle croyait qu'elle pouvait changer son milieu de vie. Sa stimulation politique était d'abord et avant tout axée sur l'humain», a fait valoir celle qui occupe le poste de première magistrate de Sainte-Julie, aussi sur la Rive-Sud de Montréal.

D'autres politiciens, dont le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, le maire de Montréal, Denis Coderre, et la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, ont publié des déclarations pour offrir leurs condoléances.

Les drapeaux de la municipalité de La Prairie ont été mis en berne en mémoire de Mme Roussel, qui laisse dans le deuil ses deux enfants, Constance, 18 ans, et Antonin, 19 ans. Ces derniers étaient déjà orphelins de père, le conjoint de la mairesse étant décédé subitement il y a quatre ans.

Les détails concernant ses obsèques seront annoncés sous peu.

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