Une hausse de taxes de 2% pour les Longueuillois

Les contribuables longueuillois subiront des hausses de taxes de 2 % l’an prochain, a annoncé la mairesse Caroline St-Hilaire lors de la présentation du budget 2014 de sa Ville lundi.

 

Une partie de cette augmentation, soit 1 %, sera consacrée aux infrastructures pour financer les travaux de rattrapage entrepris en 2012. Ainsi, le propriétaire d’une maison de 250 000 $ devra s’attendre à recevoir un avis d’imposition de 2392 $ l’an prochain et à payer 47 $ de plus qu’en 2013.

 

Le budget total de la Ville de Longueuil s’élèvera à 378,6 millions de dollars, ce qui correspond à une hausse de 2,1 % par rapport à l’année précédente. La Ville prévoit récolter 3,5 millions supplémentaires grâce à la croissance du marché immobilier. Quant à la dette de la Ville, elle a légèrement fondu, passant de 408,3 millions à 403,4 millions.

 

Au rayon des dépenses, la quote-part que verse Longueuil à l’agglomération grimpera de 7,1 millions en raison notamment de l’indexation de la rémunération et de la poursuite de la mise en oeuvre du schéma de couverture de risques. Longueuil juge toutefois que la nouvelle méthode de calcul pour la compensation de la TVQ par le gouvernement du Québec se traduit pour la Ville par un manque à gagner de 2,2 millions.

 

L’administration St-Hilaire estime par ailleurs que la réduction du nombre d’élus au conseil municipal — qui sont passés de 26 à 15 — lui a permis d’enregistrer des économies récurrentes de 1,2 million. D’autres mesures d’optimisation sont analysées, a précisé Mme St-Hilaire.

 

À l’instar d’autres villes québécoises, Longueuil devra s’attaquer tôt ou tard au dossier des régimes de retraite des employés dont le déficit est estimé à 109 millions, a reconnu Caroline St-Hilaire.

 

L’épineux dossier du pacte fiscal devra lui aussi faire l’objet de discussions avec Québec, a-t-elle avancé. « Il va falloir qu’on s’assoie avec le gouvernement du Québec. Il doit reconnaître nos responsabilités, mais nous aider à aller chercher d’autre argent », a-t-elle plaidé. « On ne peut pas enlever la TVQ, nous transférer les schémas de couverture de risques et nous demander d’en faire plus en termes de développement durable et de biométhanisation sans jamais nous transférer les sommes qui viennent avec. »

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