Mascouche - Guillaume Tremblay devra ramener l’ordre

L’escouade Marteau a frappé à l’hôtel de ville de Mascouche en avril 2012 dans le cadre du démantèlement d’un système de collusion impliquant possiblement l’ex-maire Richard Marcotte, qui a démissionné en novembre 2012.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’escouade Marteau a frappé à l’hôtel de ville de Mascouche en avril 2012 dans le cadre du démantèlement d’un système de collusion impliquant possiblement l’ex-maire Richard Marcotte, qui a démissionné en novembre 2012.

Après avoir été malmenée ces dernières années, la Ville de Mascouche sera maintenant dirigée par un maire d’à peine 29 ans. Le chef de Vision démocratique de Mascouche, Guillaume Tremblay, a été élu avec 53,23 % des voix contre 36,21 % pour le professeur de philosophie Luc Thériault et 10,56 % pour le candidat indépendant Pierre Nevraumont. Au cours de ce premier mandat, M. Tremblay aura la lourde tâche de redorer l’image de cette ville de 45 000 personnes située dans la couronne nord de Montréal. En 2012, l’ancien maire Richard Marcotte a tiré sa révérence après avoir été accusé de fraude, de complot et d’acte de corruption. Une enquête policière avait permis de démontrer qu’un réseau de malversation avait été mis en place depuis plusieurs années. En prenant les rênes de la municipalité, Guillaume Tremblay devra toutefois lui aussi montrer patte blanche. Ces derniers jours, cet ancien conseiller municipal s’est retrouvé au coeur d’une controverse impliquant un présumé don de plusieurs milliers de dollars qui lui aurait été remis par l’entrepreneur Normand Trudel.

 

Terrebonne

 

Dans la ville voisine, à Terrebonne, Jean-Marc Robitaille a été élu pour une cinquième fois d’affilée à la mairie de cette ville de 108 000 habitants. Jean-Marc Robitaille a obtenu 61,30 % des voix, alors que son seul adversaire, Antoine Hanachian de Renouveau Terrebonne, a recueilli 38,7 % du suffrage. En 2010, des citoyens avaient réclamé sa démission à la suite d’allégations concernant son intégrité. Les médias avaient révélé que M. Robitaille avait accordé des contrats de dizaines de millions de dollars à un entrepreneur de la région avec qui il avait des liens d’affaires. Il avait dû se retirer de ses fonctions, mais, en 2012, le ministère des Affaires municipales avait finalement blanchi l’administration de M. Robitaille.

 

Saint-Jérôme

 

Un nouveau maire va faire son entrée à l’hôtel de ville de Saint-Jérôme. Stéphane Maher, de Vision Saint-Jérôme, est l’heureux élu après avoir conquis 39,7 % des voix. Son adversaire Martin Pigeon, d’Ensemble Saint-Jérôme, a pour sa part recueilli 26,7 % du suffrage, tandis que 22,25 % des voix sont allées à Yves Charette d’Union des citoyens et 11,36 % au candidat indépendant Alain Langlois. Le futur maire va devoir prendre le relais de Marc Gaston, qui était en poste depuis 1995 et soupçonné d’avoir mis en place un réseau de corruption. À la commission Charbonneau, l’ingénieur Roger Dubois avait d’ailleurs raconté que des dons illégaux auraient été versés au parti du maire Gascon lors des élections de 2009. Il a aussi affirmé qu’un système de collusion, un peu comme celui de Laval, avait été implanté dans l’octroi de contrats municipaux à Saint-Jérôme.

 

Boisbriand

 

À Boisbriand,la mairesse Marlene Cordato a réussi à décrocher un deuxième mandat avec 52,58 % du suffrage contre 24,07 % pour Robert Frégeau, son plus proche adversaire. En 2009, Mme Cordato avait dénoncé l’entrepreneur Lino Zambito, qui souhaitait que l’ancienne mairesse, Sylvie St-Jean, soit réélue sans qu’il y ait de course à la mairie. Cet hiver, son nom a toutefois été mentionné lors de la commission Charbonneau. L’ingénieur Michel Lalonde a affirmé que le conseiller Patrick Thiffault lui a réclamé une somme entre 15 000 et 20 000 $ pour financer sa dernière campagne.