Le maire de Saint-Rémi de nouveau arrêté par l’UPAC

Michel Lavoie, le maire suspendu de Saint-Rémi
Photo: Source : archives personnelles Michel Lavoie, le maire suspendu de Saint-Rémi

Les policiers du Service des enquêtes sur la corruption de l’UPAC ont procédé à l’arrestation de Michel Lavoie, le maire suspendu de Saint-Rémi, en Montérégie, tôt vendredi matin à son domicile.

 

Le maire sortant avait déjà été arrêté par l’UPAC et accusé d’abus de confiance, de fraude et de complot le 14 décembre 2012. En août dernier, la Cour supérieure du Québec l’a suspendu de ses fonctions de maire de Saint-Rémi.

 

Selon l’enquête, il aurait utilisé le pouvoir que lui confère son statut de maire afin de s’assurer que des projets seraient développés et construits par ses proches et partenaires d’affaires. Le maire aurait, au moment des faits reprochés, modifié des règlements de zonage, manipulé des appels d’offres et contourné des règles d’attribution de contrats.

 

Depuis, un autre volet de l’enquête a permis de porter de nouvelles accusations d’abus de confiance contre Michel Lavoie, en plus d’accuser la conseillère Louise Trudeau-Lefrançois d’avoir abusé de son statut d’élue dans le but d’obtenir un bénéfice personnel.

 

Maire malgré tout ?

 

Or, Michel Lavoie, qui se présente à nouveau comme candidat à la mairie, pourrait être démocratiquement élu malgré ces nouvelles accusations et malgré son arrestation. Selon la clinique juridique Juripop, la loi fait en sorte que les accusations pour suspendre un maire doivent être déposées dans le mandat courant du maire. Puisque ces accusations sont déposées en période électorale, si M. Lavoie est élu, il échappera, en quelque sorte, à une nouvelle suspension. « On s’en remet à la démocratie, mais il y a lieu par contre de réfléchir à d’éventuelles modifications à apporter à la loi 10 », affirme le directeur général de Juripop, Marc-Antoine Cloutier.

À voir en vidéo