Mairie de Laval - Un des candidats doit justifier une dette de 120 000 $ à Revenu Québec

Robert Bordeleau, candidat à la mairie de Laval
Photo: François Pesant - Le Devoir Robert Bordeleau, candidat à la mairie de Laval

Si le chef du Parti au service du citoyen (PSC) et candidat à la mairie de Laval, Robert Bordeleau, a des problèmes avec le fisc québécois, c’est en raison d’une « fraude » dont il aurait été victime, affirme-t-il. Sa firme d’import-export, RBS International, doit un peu plus de 120 000 $ à Revenu Québec, mais M. Bordeleau soutient n’avoir rien à se reprocher dans cette affaire.

 

Vendredi dernier, L’Écho de Laval révélait que l’entreprise de M. Bordeleau avait fait l’objet d’un ordre de saisie pour des sommes dues en vertu de la Loi sur la taxe de vente du Québec. En mai 2012, Revenu Québec a réclamé un montant de 187 470 $ à RBS International qui en a acquitté une part de 64 641 $. Une entente serait intervenue avec Revenu Québec pour le montant en souffrance.

 

M. Bordeleau soutient que ces difficultés sont liées à un litige commercial survenu en 2011 avec un de ses clients qui faisait affaire avec un pays d’Amérique du Sud. En entrevue au Devoir, il explique que Le Groupe Nissi, une entreprise québécoise, aurait conclu une entente avec RBS International pour la fourniture de produits alimentaires, notamment des pois et des lentilles. M. Bordeleau reproche à Nissi d’avoir omis de le payer pour les services rendus, ce qui représenterait pour son entreprise un manque à gagner d’au moins 3,5 millions de dollars, affirme-t-il.

 

Le litige devra être tranché par un tribunal d’arbitrage international et Revenu Québec a été désigné comme créancier prioritaire.

 

Dans une lettre qu’il a fait parvenir au Devoir, Robert Bordeleau précise que son entreprise s’est toujours comportée comme une « une bonne citoyenne corporative » et que les sommes dues à Revenu Québec seront remboursées « rubis sur l’ongle ».

 

Dénigrement ?

 

Robert Bordeleau accuse ses adversaires du Mouvement lavallois d’avoir ébruité l’affaire pour lui nuire. Il dit n’avoir aucune intention de renoncer à la mairie de Laval. « Si je dois 120 000 $ au fisc, ce n’est pas parce que j’ai mal géré mon entreprise. Au contraire, j’ai été fraudé. Alors, ça ne m’empêchera pas de gérer un budget de 800 millions », avance-t-il.

 

L’aspirant maire indique que les 21 candidats de son équipe étaient déjà au courant des démêlés de son entreprise avec le fisc et qu’ils ont réitéré leur appui au chef la semaine dernière.

 

De son côté, le président du Mouvement lavallois, David De Cotis, rejette les accusations de M. Bordeleau. Il s’agit, dit-il, d’informations publiques qu’un média a diffusées et que les citoyens sont en droit de connaître. « Si quelqu’un n’est pas capable de gérer sa propre compagnie - une entreprise d’un seul employé -, comment peut-il imaginer de gérer une ville de 400 000 habitants et une richesse de 800 millions ? », se demande-t-il.

 

Le Devoir a tenté en vain d’obtenir les commentaires du Groupe Nissi.

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