Gare à Mirabel : le maire ne baisse pas les bras

L’AMT a fait savoir qu’elle ne comptait pas réaliser le projet.
Photo: AMT L’AMT a fait savoir qu’elle ne comptait pas réaliser le projet.

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, ne compte pas baisser les bras pour implanter une gare dans sa municipalité, même si l’Agence métropolitaine de transport (AMT) lui a fait savoir qu’elle ne comptait pas aller de l’avant avec un tel projet.

M. Meilleur estime que sa ville fait les frais de la politique d’austérité budgétaire du gouvernement péquiste, qui ne souhaite pas financer une nouvelle gare. « C’est une aberration totale, c’est de l’hypocrisie de la part du gouvernement, c’est un gouvernement qui a fait campagne sur le transport en commun, mais quand vient le temps d’agir, il met des miettes dans le transport en commun », dit-il en entrevue téléphonique au Devoir. Dans sa lettre, l’AMT explique au maire qu’« au cours des derniers mois, plusieurs intervenants ont pris des positions opposées sur le projet de la gare à Saint-Janvier ». La lettre, datée du 20 juin, est signée par le vice-président de l’AMT, Marc Veilleux. Elle a été envoyée au maire le 20 juin. « Objectivement, force est de constater qu’aucune unanimité sur la localisation favorisée de la gare ne ressort de cet état de la situation. Dans les circonstances, l’AMT devra surseoir pour une durée indéterminée au projet de gare », écrit le vice-président de l’AMT, Marc Veilleux.


Plusieurs organismes, dont la Fondation David Suzuki, Nature Québec, Vivre en ville, l’Ordre des architectes du Québec et l’Union des producteurs agricoles (UPA), critiquaient le projet d’implantation de gare, car il devait se faire sur des terres agricoles. Un tel projet favoriserait l’étalement urbain, selon ces organismes. Richard Maheu, président de l’UPA pour les Laurentides, estime que les terres sur lesquelles la gare devait être construite sont très fertiles. De plus, le secteur n’est pas densément peuplé. « Quand tu construis une gare, tu t’arranges pour qu’il y ait du monde autour, pas pour que le monde s’y rende en auto », résume-t-il. M. Meilleur estime au contraire que la gare permettrait à des milliers de banlieusards de délaisser l’automobile, au profit du train de banlieue, pour aller travailler. Il souhaite que sa ville continue d’acquérir les terrains agricoles autour de Mirabel, afin qu’une gare puisse y être construite un jour.

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