Le maire de Mascouche encore absent du conseil

Le maire de Mascouche, Richard Marcotte, brillait encore par son absence mardi soir au conseil municipal, un forum qu’il assimile à « un show politique ».


M. Marcotte a indiqué par voie de communiqué qu’il ne voulait pas « laisser prise aux agitateurs et détracteurs politiques », qui chercheraient selon lui « à déstabiliser les assemblées publiques ».


L’absence du maire, tombé en disgrâce depuis qu’il est accusé de fraude, a été accueillie par des applaudissements nourris des quelque 125 citoyens présents.


« Donner emprise à un “show politique” ayant comme acteur le même petit groupe d’agitateurs ne correspond pas à nos lois et aux règles de notre démocratie », a fait savoir le maire.


Le conseil a néanmoins eu lieu comme prévu et la période de questions des citoyens a surtout porté sur les affaires usuelles de la Ville, dont les contrats de déneigement accordés à une entreprise appartenant à Simon Trudel. Son père, Normand Trudel, est accusé de fraude et de corruption avec le maire. Ils auraient comploté ensemble pour fixer l’octroi des contrats publics.


Le ministre des Affaires municipales et des Transports, Sylvain Gaudreault, suit de près les ratés de la démocratie municipale à Mascouche. Québec est ouvert à une mise en tutelle s’il s’avère que le conseil est miné par des problèmes de fonctionnement.


Depuis son arrestation par l’UPAC, en avril dernier, Richard Marcotte est persona non grata dans son propre hôtel de ville. Il a dû être évacué d’une séance du conseil en juillet pour sa propre sécurité. En août, la séance a été annulée devant la colère populaire à son égard.


Accusés de fraude, complot et corruption, M. Marcotte et ses présumés complices, dont l’homme d’affaires Tony Accurso, reviennent en cour ce mercredi.