Plan de réorganisation municipale de Montréal - Unanimité ou pas, Tremblay déposera sa proposition demain

Les membres du caucus du maire Tremblay se réunissent de nouveau cet après-midi afin de mettre la touche finale au plan de réorganisation municipale qui sera soumis au ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier. Que son plan fasse l'unanimité ou non au sein de son équipe, le maire entend rendre publique demain la proposition qu'il fera aux Montréalais en cas de référendum.

Les discussions risquent d'être animées lors de la réunion tenue cet après-midi, puisque certains conseillers de l'équipe du maire réclament toujours un pouvoir de taxation et un statut juridique pour leur arrondissement, ce que leur refuse le maire. Même si plusieurs conseillers ont manifesté ouvertement leur vive insatisfaction à l'égard du plan du maire, ils entendent bien continuer de participer aux discussions au sein de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM). Le président de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda, est l'un de ceux-là: «Tant et aussi longtemps que je peux aller au caucus et donner mon opinion sur ce qu'on croit qui devrait être fait, je ne quitterai pas. On dit souvent que les absents ont tort. Si je ne suis pas aux réunions et aux discussions, c'est clair que je ne pourrai pas influencer d'aucune façon ce qui va se faire ou se décider.»

À l'occasion d'une réunion du caucus, jeudi dernier, il avait d'ailleurs présenté à ses collègues une contre-proposition, mais sans grand succès. Au terme de la rencontre, il avait laissé entendre qu'il allait réfléchir au sujet de son avenir au sein du parti. Hier, il s'est fait moins tranchant: «Si le maire me dit de quitter [le parti], je vais quitter, mais je ne quitterai pas parce qu'il ne veut pas accepter mon projet», a-t-il indiqué.

Et si jamais M. Miranda appuie le plan Tremblay, dans l'hypothèse où il obtiendrait ce qu'il désire, il renoncera à l'idée de promouvoir la défusion de son arrondissement. «Il y aura peut-être des gens à Anjou qui voudront défusionner quand même, mais si j'adopte le projet de Tremblay, je vais avoir l'obligation de me ranger derrière ce projet et non derrière la Loi 9 [sur les défusions].» Ce n'est pas l'intention d'Anthony Housefather, conseiller de l'arrondissement Côte-Saint-Luc-Hampstead-Montréal-Ouest, qui, à la suite de la rencontre de jeudi dernier, avait fait valoir qu'appuyer le plan Tremblay ne l'engageait pas à se retirer du dossier des défusions. Il avait d'ailleurs signalé son intention de donner son aval au projet du maire, car il estimait que, même s'il n'était pas totalement satisfaisant, ce plan représentait néanmoins un progrès par rapport à la situation actuelle.

De son côté, Howard Zingboim, conseiller de Dollard-des-Ormeaux-Roxboro, a dit croire encore à la possibilité que Gérald Tremblay cède un peu de terrain sur la question du pouvoir de taxation.

La plan Tremblay vise à proposer aux Montréalais, susceptibles d'avoir à se prononcer sur les défusions, un modèle organisationnel plus décentralisé. Le maire entend le rendre public demain, à l'occasion d'une conférence de presse à l'hôtel de ville.
2 commentaires
  • Danielle Lacombe - Inscrite 14 août 2003 09 h 33

    Attention à la ruse de Libman

    Bonjour, Madame Corriveau,

    L'attitude de Housefather n'est pas surprenante. Lorsqu'il s'apprêtait à passer ses examens au Barreau il y a quelques années, il a écrit une lettre à The Gazette affirmant que les questions devraient être posées en anglais et en français, plutôt qu'en français, malgré la loi et malgré une population 82% francophone. Il accepte d'appuyer le nouveau plan Tremblay du bout des lèvres, mais il se réserve le droit de travailler pour la défusion de son arrondissement, présidé par Robert Libman. Comme disaient les Amérindiens à propos des Blancs, il parle <<des deux côtés de la bouche en même temps>>.
    Quant à Libman, il a toujours oeuvré pour détruire tout ce qui peut devenir un succès québécois. D'abord, sa famille immédiate et lui on fondé le Parti égalité pour nuire à la Charte de la langue française.

    Plus tard, il a fondé le groupe des sécessionistes, Les <<Canada first>>. Ces gens allaient de municipalité en municipalité pour obtenir des motions déclarant que la municipalité ferait sécession si le Québec votait en faveur de la souveraineté.Il se faisait aider par des gens comme Stephen Pinkus et, justement, Anthony Housefather.
    Libman est un ennemi acharné du français comme seule langue officielle à Montréal, ce que dit la loi (Art. 1 de la Charte de Montréal).
    Dans tout ce que font Housefather, Berku ou Rotrand,surveillez bien, et vous verrez l'influence subtile de Libman.
    Un article fouillé sur la carrière de Libman serait très instructif, s'il était écrit par quelqu'un comme vous.

    Respectueusement soumis,

    William Morris

  • Jean Maurice DEHOUSSE - Inscrit 18 août 2003 19 h 34

    Attention !

    La spécificité de l'expérience fédérale belge,qui fait précisément coexister une notion territoriale (les régions) et une notion ethnique (les communautés linguistiques) devrait faire réfléchir nos amis québecois. En effet, après plus de trente ans,cette expérience demeure demeure instable.

    Jean Maurice DEHOUSSE
    ancien Ministre
    Membre du Parlement Européen