Bixi va s'implanter à Longueuil

Six stations seront installées sur le territoire de la Ville de Longueuil.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Six stations seront installées sur le territoire de la Ville de Longueuil.

À compter du printemps prochain, les Bixi pourront traverser le fleuve Saint-Laurent, a appris Le Devoir. La Ville de Longueuil a conclu une entente avec la Société de vélo en libre-service (SVLS) pour l'implantation de six stations sur son territoire et elle pourra disposer de 70 vélos. Le contrat, d'une durée maximale de sept ans, devra être entériné par le conseil municipal le 13 décembre prochain.

Plus tôt cette semaine, le comité exécutif a approuvé l'entente d'une valeur de 976 000 $ sur sept ans. Une somme de 236 000 $ proviendra du programme d'aide gouvernementale aux modes de transport alternatifs à l'automobile du ministère des Transports du Québec (MTQ). Les frais de fonctionnement sont pour leur part évalués à 65 000 $ par année.

Les stations seront disséminées à des endroits stratégiques sur le territoire de l'arrondissement du Vieux-Longueuil comme à proximité de la station de métro Longueuil, de la Place Longueuil, du collège Édouard-Montpetit et du centre culturel Jacques-Ferron. Deux stations seront aussi installées le long de la rue Saint-Charles Est.

S'ils le désirent, les utilisateurs des Bixi pourront se rendre à Montréal par la piste cyclable du pont Jacques-Cartier ou faire le chemin inverse. Selon l'entente, le SVLS s'assurera de déplacer les vélos s'il venait à en manquer sur la Rive-Sud.

Le contrat serait d'une durée de trois ans, avec possibilité de renouvellement pour des quatre années subséquentes.

Le projet d'implantation des Bixi sur la Rive-Sud est dans l'air depuis plus d'un an. En juillet 2010, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'étaient entendus sur la mise en place d'un projet-pilote.

Le parti d'opposition à l'Hôtel de Ville de Longueuil n'a pas voulu commenter l'entente conclue avec la SVLS, n'ayant pu consulter les documents émanant du comité exécutif. «On aurait aimé mettre la main sur les documents, mais dans sa grande "transparence", l'administration St-Hilaire a refusé de nous les remettre. Ils ne seront accessibles que la veille du conseil municipal», a indiqué Éric Côté, directeur de cabinet du chef du Parti municipal de Longueuil (PML), Gilles Grégoire. «C'est peut-être une bonne nouvelle, mais on ne peut pas savoir si c'est une bonne entente», a-t-il ajouté.
2 commentaires
  • Pierre Bellavance - Inscrit 3 décembre 2011 08 h 20

    Ça sera plus facile d'aller à Montréal à vélo.

    Ça sera sans doute plus facile d'aller à Montréal à vélo. Présentement, les abords du pont Jacques-Cartier ne sont pas très hospitaliers pour les vélos.

  • michel benoit - Inscrit 5 décembre 2011 07 h 59

    Bixi doit ouvrir ses livres....à la recherche des bixidollars

    La venue des bixi sur la Rive Sud est une bonne nouvelle mais il faut s'assurer d'un bon départ avec un projet pilote.

    Je viens de terminer une recherche personnelle de 400 heures sur Bixi.
    40 journalistes ont reçu ce matin les conclusions de ma recherche sur les bixidollars. Les faits révélés sont troublants...

    On ne connaît même pas le coût moyen réel du système de vélo en libre-service. On pourrait même avoir vendu des vélos à perte.

    Depuis 2008, Stationnement Montréal a acheté des bornes bimodales pour 6 600 000 $ qui seront transférées aux livres de la Société de vélo en libre-service qu'en 2011 suite aux recommandations du vérificateur général de la Ville. On a donc sous-évalué le coût de base du système.

    Des milliers de dollars de frais de marketing ont été comptabilisés dans l'Agglomération au lieu des livres de la Société de vélo
    ( une partie du contrat de 3 ans ( juin 2008-11 ) octroyé à Morrow Communications ).

    Le patron de Bixi, Roger Plamondon, a démissionné ( le Ministre Lessard l'aurait plutôt congédié ). 4 administrateurs ont démissionné entre mai et septembre.

    Bixi a une seule cliente à l'étranger ( Alison Cohen - Alta Bicycle Share ) qui empocherait une commission de 1 000 $ par vélo vendu hors Canada l'exclusivité du marché américain.

    3 gros joueurs ( Morrow Communications, Fasken Martineau (avocats) et Price Waterhouse seraient au coeur d'une une toile d'araignée et ont profité largement des bixidollars.

    Au moins 850 vélos n'auraient jamais été livrés à Montréal mais sont inscrits aux livres ( la fraude de 2 800 000 $ a été dénoncée à l'Opération Marteau et au Syndic de l'Ordre des C.A. du Québec ).

    Aucune transparence.... budget et états financiers

    Montréal risque de perdre plus de 30 millions dans l'aventure Bixi.
    Les activités hors Montréal doivent être vendues car la Ville ne peut faire d"activités commerciales.

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