Toujours à la défense des petites municipalités

Pierre Vallée Collaboration spéciale

Ce texte fait partie du cahier spécial Municipalités

La Fédération québécoise des municipalités n'a pas toujours porté ce nom. Elle a eu ses ancêtres, dont le plus récent fut l'Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ). L'UMRCQ fut précédée par l'Union des conseils de comté (UCC).

«C'est lors de la création des MRC que l'UCC est devenue l'UMRCQ, afin de refléter cette nouvelle réalité», explique Jacinthe B. Simard. Élue en 1989 mairesse de Baie-Saint-Paul, poste qu'elle a occupé pendant 13 ans, Mme Simard fut aussi présidente de l'UMRCQ de 1994 à 1999. «C'est lors de la dernière année de mon mandat comme présidente que fut prise la décision de changer de nom pour celui de FQM. L'idée ici était de nous distinguer de l'Union des municipalités du Québec, puisque l'existence de deux unions dans le milieu municipal portait à confusion.»

Malgré les changements de nom, la mission est demeurée essentiellement la même. «Que ce soit avec l'UCC ou l'UMRCQ, tout comme aujourd'hui avec la FQM, la mission première est la défense des petites municipalités, dont la réalité est différente et parfois s'oppose même à celle des grands centres. Mais, malgré cette différence, il ne faut pas croire qu'on ne veut pas ou qu'on ne peut pas travailler ensemble. Il faut apprendre à se serrer les coudes si on veut se donner une vision du développement cohérente.»

Parmi les dossiers sur lesquels Mme Simard a travaillé pendant son mandat, il y a celui de la décentralisation des pouvoirs. «Ce fut le grand débat que nous avons eu à l'époque. Comment décentraliser les décisions vers les MRC et les municipalités, plutôt que de les concentrer à Québec? Il y avait aussi la question du pacte fiscal entre Québec et les municipalités qui m'a amenée à travailler avec pas moins de quatre ministres des Affaires municipales.»

Elle a aussi milité en faveur de l'élection au suffrage universel des préfets des MRC. «C'est un travail qui n'a pas été complété parce qu'il y a seulement quelques MRC — je crois que le chiffre est huit — qui ont choisi aujourd'hui cette voie.»

Toujours engagée

Bien qu'elle ne siège plus au conseil d'administration de la FQM, Mme Simard a conservé des liens avec la FQM et elle est toujours engagée dans le milieu municipal. «Je fais partie du jury pour le prix Jean-Marie-Moreau de la FQM, qui récompense chaque année un élu municipal qui s'est distingué. Je suis aussi engagée dans la Fondation Rue principale, qui a une entente avec la FQM et dont le mandat est la revitalisation des centres-villes des petites municipalités. Et je suis depuis neuf ans la représentante du comité de retraite CARA à la FQM.»

Que pense-t-elle de la FQM aujourd'hui? «La FQM représente et défend très bien les intérêts des petites municipalités du Québec. J'avancerais même que la FQM est présentement sur une lancée.» À preuve, croit-elle, la présence d'une relève. «On n'a qu'à assister au congrès annuel pour constater le renouveau et voir que la relève est belle et intéressante. C'est très important que les plus jeunes militent dans leurs municipalités parce que, après tout, c'est important non seulement pour eux mais aussi pour leurs enfants et leurs éventuels petits-enfants.»

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