Laval met son projet de trolleybus «entre parenthèses»

La Société de transport de Laval met le projet de trolleybus «entre parenthèses», le temps d'étudier les possibilités qu'offrent les autobus électriques alimentés par biberonnage, ces véhicules que Montréal prévoit acheter au-delà de 2016.

Si un réseau de trolleybus alimentés par des caténaires au-dessus des routes est vu comme une option «faisable» et peu risquée, il est coûteux, a révélé l'étude de faisabilité du projet, que la société a rendue publique hier. Pour deux axes de transport, sur les boulevards de la Concorde et des Laurentides, 300 millions de dollars devraient être déboursés. «Là-dessus, 100 millions sont dus aux infrastructures électriques», explique le directeur général, Pierre Giard.

Les autobus «biberonneurs», technologie encore nouvelle, pourraient être moins coûteux et aussi efficaces. Surnommés les «fast charge», ils se rechargent aux arrêts ou aux extrémités des lignes. La Société de transport de Montréal a déjà annoncé en mai dernier le projet que sa flotte soit entièrement de ce type en 2025, c'est-à-dire que les autobus soient électriques, mais sans fil. Les autobus qui se rechargent entre quatre et six heures au garage pendant la nuit intéressent également la STL. «Toutes ces technologies ne sont pas encore au point, mais c'est très prometteur», indique le directeur général, qui ajoute qu'un projet-pilote se tiendra dans cinq des neuf sociétés de transport du Québec en 2011, dont celle de Montréal. «Notre souhait, c'est de nous rendre compte que ces technologies pourraient réellement fonctionner à Laval.» Les véhicules devront entre autres prouver leur efficacité en hiver.

Ces autobus offrent plus de possibilités que les trolleybus, qui se prêtent plutôt aux grandes artères. «Le trolleybus nous permettrait d'électrifier environ 15 % de notre réseau, tandis que les autobus électriques, qui n'ont pas besoin d'infrastructures, pourraient très bien se promener dans les petites rues de Laval. On pourrait couvrir à terme 100 % de la flotte», explique Pierre Giard.