Accès au métro - Le conflit entre Montréal, Longueuil et Laval perdure

Le litige entre Montréal, Laval et Longueuil concernant le déficit du métro demeure entier. Bien que Gérald Tremblay se dise persuadé que ses homologues de Laval et de Longueuil paieront les sommes qu'ils doivent à la Société de transport de Montréal (STM), Gilles Vaillancourt et Caroline St-Hilaire demeurent fermement campés sur leurs positions.

La mairesse de Longueuil ne digère pas la décision prise par Gérald Tremblay la semaine dernière d'harmoniser les tarifs pour l'accès au métro à Laval et à Longueuil. Cette mesure obligera les citoyens de la Rive-Sud à débourser 111 $ par mois, au lieu de 70 $, pour accéder au métro Longueuil à compter du 1er juillet. En guise de protestation, Caroline St-Hilaire a aussitôt annoncé qu'elle suspendrait le paiement de la quote-part de sa Ville pour 2010.

Bien qu'il ait obtenu la parité qu'il souhaitait depuis trois ans pour ses citoyens, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, n'a aucune intention de rembourser les 4,4 millions que sa Ville retient depuis 2008.

Hier, le maire Tremblay a affirmé qu'il s'attendait à ce que ses homologues paient leur dû sans rechigner à la suite de l'entente conclue la semaine dernière entre les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal sur le financement des transports en commun. «En ce qui concerne les petits différends qu'on a pu avoir eus avec Laval et avec Longueuil, je suis convaincu que nos partenaires vont respecter leurs engagements, a-t-il déclaré. L'engagement du maire de Laval était très clair: à partir du moment où on réglait la tarification entre Longueuil et Laval, il rembourserait à l'AMT les montants qu'il retenait. J'ai confiance qu'il va respecter sa parole.»

Tant au cabinet du maire Vaillancourt qu'à celui de la mairesse St-Hilaire, on a confirmé hier que les deux élus n'avaient pas changé d'idée. Le maire Tremblay n'a pas voulu se prononcer sur d'éventuels recours pour recouvrer les sommes dues. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, suggère de réduire de moitié la fréquence des métros à Longueuil et à Laval pour forcer la main des maires.
6 commentaires
  • Pierre Samuel - Abonné 12 février 2010 09 h 13

    Bien pris qui croyait prendre...

    Le fantoche Gérald Tremblay et son polichinelle de service Richard Bergeron sont bel et bien pris à leur propre jeu. A tenter de préserver la chèvre et le chou, ils se retrouvent évidemment coincés entre l'arbre et l'écorce. Le fin renard Vaillancourt de Laval obtient gain de cause sans vouloir rembourser ses dûs et la mairesse St-Hilaire de Longueuil, de son côté, a tout à fait raison de ruer dans les brancards.

    Pourquoi les Longueuillois devraient-ils subito presto absorber une hausse excesive de tarif (40%) pour le même service qu'ils reçoivent depuis 1966 dans leur unique station en décrépitude, alors que les Lavallois profitent depuis peu de deux stations ultramodernes?

    Une augmentation dans les limites du raisonnable pourrait certainement être acceptable, mais la nouvelle mairesse de la Rive-Sud est parfaitement en droit de réclamer une part de droits acquis auprès du grand guignol montréalais et de ses valets qui espèrent évidemment, par habitude acquise, régler scandales et litiges par des voeux pieux comme ils le font depuis près d'une décennie sous l'oeil complaisant de leurs propres concitoyens anesthésiés! A suivre...

  • Claude Kamps - Inscrit 12 février 2010 09 h 36

    Um maire qui se prend pour un roi

    Il est dommage que le maire de Montréal ne comprenne pas que sa ville c'est son ile et qu'il ne doit pas imposer ses vues de désargenté aux populations des autres villes qui sont indépendantes.

    Si ce monsieur à la vue courte, comme son maitre Charest, aurait forcé le statu quo de l'ile unifiée il n'en serait pas a demander à des villes extérieures à la sienne de payer bien plus que leur dû pour éponger son déficit d'opération du métro.

    Ce sont en majorité et de loin les habitants de Montréal qui prennent le transport en commun, si on répartit le cout par utilisateur, je suis sur qu'on arrive a des chiffre bien plus réaliste que ceux de Tremblay et de Charest qui veut pas payer le prix de sa défusion...

  • Jean-Sebastien Neveu - Inscrit 12 février 2010 09 h 50

    Tremblay et son petit poing en l'air qui n'impressionne personne

    Bergeron a raison, et c'est ce que Tremblay aurait dû faire depuis le début.
    S'il peut se touver une certaine logique dans l'augmentation du tarif pour les usagers de Longueuil, c'est d'une manière progressive qu'il aurait fallut s'y prendre et non de la manière cavalière qui fut celle de notre bon maire. Et là encore, je ne crois pas justifié que Longueuil soit à parité avec Laval, pour différentes raisons: Longueuil est un partenaire de bien plus longue date dans l'aventure du métro et, en ce sens, jouit d'un certain droit acquis. Longueuil dispose de sa ligne propre, qui aboutit au centre-ville. Ses utilisateurs débarquent à Berri-Uqam et doivent composer avec des wagons déja bondés si un transfert s'impose. Longueuil ne dispose que d'une seul station sur son territoire et doit pourvoir par ses propres moyens à l'acheminent de sa clientèle jusqu'à ladite station.

    En revanche Laval dispose de trois stations; engorge presque complètement la ligne orange avant même qu'elle ne parvienne sur l'île de Montréal, et ses utilisateurs n'ont pas l'inconvénient d'un transfert additionnel.

    La parité exigée par Vaillancourt n'est simplement pas justifiée. De plus, corrigez-moi si je me trompe, mais ce souverain de notre banlieue nord n'avait-il pas accepté les conditions de financement de son métro depuis belle lurette? Pourquoi change-t-il d'idée? Mauvaise foi lors des négociations de départ? À la mauvaise foi, il faut répondre par la sourde oreille.

    Si le client ne veut pas payer le prix convenu, il convient tout simplement que le fournisseur cesse la livraison du service. La solution de Bergeron est un compromis raisonnable: réduire la fréquence. Mais pas à Longueuil. Ces deux dossiers sont différents et ne méritent pas d'être ainsi amalgamés. Si Montréal veut augmenter les tarifs de Longueuil, il convient de le faire de manière civilisée, par le dialogue, et de prévoir une phase de transition.

    jeansé
    Un citoyen de Montréal.

  • Jean Trudeau - Inscrit 12 février 2010 09 h 58

    Le RTL à la rescousse

    Si le conflit persiste, pourquoi ne pas créer une ligne d'autobus RTL du terminus de Longueuil jusqu'à une station de métro à Montréal tout près du pont Jacques-Cartier.

  • Claude Archambault - Inscrit 12 février 2010 20 h 54

    avant de monter sur les grand chevaux

    Combien de personne sont réelement affecté par ce changement? Seul ceux qui prenaient leur autos (donc payait un stationnement) ou qui était laissé à la station par un autre autos. Très, très peu de gens marche à la station.
    Donc la décision est bonne. Moins de 15% des usager de la station sont affectés. Il ne faut pas virer fou pour cela, c'est juste une question d'équité.