En bref - Taxer l'essence pour aider le transport public

Dans l'espoir de régler l'épineuse question du financement des transports en commun, les maires de Montréal et des villes de la Communauté métropolitaine de Montréal se sont entendus pour demander au gouvernement du Québec d'augmenter de deux cents la taxe d'accise sur l'essence.

Les automobilistes déboursent déjà 1,5 cent par litre d'essence pour financer les transports publics, mais cette nouvelle hausse permettrait de récolter de nouveaux revenus estimés à 55 millions de dollars par année. La Société de transport de Montréal recevrait près de 80 % de cette somme et pourrait ainsi éponger son déficit structurel de 40 millions par année. Longueuil aurait droit à 5,4 millions et Laval, à 4 millions. Si, dans son budget qui sera déposé le mois prochain, Québec n'accorde pas aux villes ce qu'elles demandent, les maires pourraient opter pour leur «plan B», soit l'instauration de péages régionaux.
1 commentaire
  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 11 février 2010 01 h 55

    nécessaire, mais on peut faire mieux avec un bon "plan b"

    il est nécessaire de rendre le transport en commun viable, puis ensuite meilleur, pour améliorer le flot du trafic et cesser de détériorer l'environnement avec des fumées secondaires de voiture.

    D'ajouter 0,02$/l en taxes n'est pas une mauvaise mesure ; c'est 0,02$/l qui n'iront pas en profit aux pétrolières. Les pétrolières fixent leur prix de vente en fonction du maximum d'$ qu'elles peuvent siphonner des automobilistes ; baissez les taxes sur l'essence de 1cent et le prix remontera rapidement du même montant pour les engraisser.

    Mais je suis plutôt d'avis que des postes de péages seraient une meilleure option... à condition qu'on fasse payer 1 billet de transport en commun par personne en voiture, 2 par siège inoccupé, et qu'on donne l'entrée gratuite en transport en commun à montréal.
    Ça permettrait de baisser en même temps le prix des billets et de la passe mensuelle et les cartes opus s'y prêteraient très bien.