Échangeur Turcot - Les résidants du Village des tanneries appréhendent les expropriations projetées

Le POPIR-Comité logement, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Solidarité Saint-Henri et plusieurs locataires s'étaient réunis hier dans un loft du Village des tanneries, une zone située dans l'ouest du quartier Saint-Henri, à Montréal.

Plusieurs locataires comme Pierre Zovilé, qui habite dans son loft depuis environ dix ans, étaient présents. L'échangeur Turcot «démolit mon habitation et lieu de travail et met en péril mon entreprise. [...] Il ne correspond pas non plus à l'idée du développement durable», pouvait-on lire hier dans le mémoire qu'il avait tout juste fini de rédiger. M. Zovilé craint de devoir quitter son loft pour un logement plus petit au loyer plus élevé. Le FRAPRU a aussi dénoncé les conséquences sociales des expropriations. Le Village des tanneries est reconnu pour l'implication de ses résidants dans la vie communautaire.

Jeudi, les citoyens du Village des tanneries sont allés devant la Cour supérieure pour demander au juge que le ministère des Transports du Québec leur donne plus de temps afin qu'ils puissent consulter les milliers de pages du dossier de l'échangeur Turcot. Les auditions des mémoires vont commencer lundi soir.

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