Il faut combattre «les barbares» talibans, dit le maire Labeaume

Photo: Pascal Ratthé

Valcartier — Les soldats canadiens déployés en Afghanistan mènent un noble combat contre «les barbares», a soutenu hier le maire de Québec, Régis Labeaume.

M. Labeaume a livré un puissant plaidoyer en faveur de l'intervention militaire du Canada en Afghanistan à l'occasion de la cérémonie marquant le départ prochain de quelque 2000 soldats stationnés principalement à la garnison de Valcartier, près de la capitale.

Au cours d'une allocution à la garnison, le maire Labeaume a exhorté les soldats et leurs familles à ignorer le discours des pacifistes et des opposants à la mission canadienne.

«N'écoutez pas ces bavards qui, emmitouflés dans leur sécurité québécoise, dans leur salon, ergotent sur l'antimilitarisme [et] sur ce que devrait être, selon eux, la politique canadienne et le devoir des militaires. Sachez que vous êtes nos braves», a lancé, d'un ton grave et solennel, le premier citoyen de la ville de Québec.

Au-delà de leur mandat officiel d'assistance à la sécurité — sous l'égide de l'OTAN —, les soldats canadiens déployés en Afghanistan sont engagés dans une croisade contre la barbarie, a fait valoir M. Labeaume.

«Vous allez combattre des barbares, des barbares qui ferment les écoles, des barbares qui détruisent des livres, des barbares qui détruisent le patrimoine, des barbares qui avilissent les femmes», a-t-il dit.

Loin de retenir ses ardeurs, le bouillant politicien municipal en a remis sur le compte des insurgés talibans un peu plus tard en point de presse.

«En Afghanistan, selon les talibans, les femmes sont moins importantes que les chèvres [...] Selon mes convictions personnelles, c'est de la barbarie. Ce que vont faire les gars et les filles de Valcartier, c'est combattre la barbarie dans un pays où les jeunes n'ont plus le droit de rêver», a-t-il soulevé.

Le nouveau contingent de soldats de Valcartier sera déployé dans la province de Kandahar au cours du printemps. Les départs s'échelonneront de la mi-mars jusqu'au début du mois de mai.

Pour certains, il s'agira d'une première expérience en sol afghan alors que, pour d'autres, ce sera un retour en terrain connu.

D'après les officiers d'affaires publiques des Forces canadiennes, 70 soldats en seront à leur troisième mission dans cette région du monde en proie à une insurrection armée, aux tensions tribales et à la rapine.

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