L'impact de la loi 22 - Forcillo se fait rassurant

La prise de contrôle de l'arrondissement de Ville-Marie par le prochain maire de Montréal ne se fera pas au détriment des droits des citoyens qui habitent le centre-ville, assure Sammy Forcillo. Le vice-président du comité exécutif de la Ville a tenté hier soir de rassurer des citoyens inquiets de l'impact qu'aura la loi 22 sur la gouvernance du centre-ville lors d'une assemblée publique. L'importance accordée par les élus aux services de proximité demeurera inchangée et le principe d'imputabilité s'appliquera à tous les élus qui siégeront au conseil d'arrondissement, a soutenu M. Forcillo. «Que le premier magistrat de Montréal siège au conseil d'arrondissement de Ville-Marie sera un gage de protection pour l'ensemble des Montréalais», a-t-il dit.

Le conseiller est intervenu à plusieurs reprises lors d'une soirée d'information organisée par la Table de concertation du faubourg Saint-Laurent pour discuter de la loi 22 et du nouveau modèle de gouvernance qui entrera en vigueur au lendemain des élections municipales de novembre 2009.

La loi prévoit que le prochain maire de Montréal devienne automatiquement le maire de Ville-Marie. Pour s'assurer la mainmise sur le centre-ville, il nommera deux élus de son choix pour siéger au conseil d'arrondissement avec les trois conseillers élus localement et détiendra un vote prépondérant. Avec cette formule, le centre-ville ne risquera plus de se retrouver sous le contrôle du parti d'opposition comme c'est le cas actuellement.

Lors de l'assemblée, les citoyens et les représentants d'organismes communautaires ont exprimé de nombreuses inquiétudes à l'égard de ces nouvelles dispositions. Les uns ont dénoncé le «déficit démocratique» dont ils feront les frais, leurs voix ayant moins de poids que celles des autres Montréalais. Les autres se sont dits outrés que des chicanes partisanes aient mené à l'adoption d'une telle loi.

Contester la loi devant les tribunaux représente une opération coûteuse, a reconnu le président de l'Association des résidents des faubourgs, François Robillard. Mieux vaudrait proposer des solutions, a-t-il dit. Il faut profiter de la campagne électorale en cours pour interpeller les partis politiques, ont suggéré d'autres participants.

Craignant que l'assemblée prenne les allures partisanes, l'administration du maire Tremblay avait refusé de déléguer un représentant pour expliquer les effets de la loi 22 sur la démocratie locale. Participant à la réunion à titre d'observateur, M. Forcillo a salué le ton courtois des échanges.

L'administration entend toutefois tenir des séances d'information au sujet de la loi 22 avec les citoyens à compter de janvier prochain, a-t-on indiqué.
3 commentaires
  • Pierre Samuel - Abonné 12 novembre 2008 09 h 18

    La démocratie "à la carte" du jovialiste en chef...

    "Que le premier magistrat de Montréal siège au conseil d'administration de Ville-Marie sera un gage de protection pour l'ensemble des Montréalais." Vraiment? Est-ce à dire que si Benoît Labonté était demeuré tout à fait coi dans le groupe de béni-oui-oui de notre jovialiste en chef, il n'y aurait jamais eu de "danger" (?!?) pour la "démocratie" dans l'arrondissement Ville-Marie?

  • Claude Stordeur - Inscrit 12 novembre 2008 11 h 17

    Le chef libéral et ses amis comme le maire Tremblay

    Le chef libéral et ses amis comme le maire Tremblay, quand il my a de l'opposition se cache la tête dans le sable et repoussent le défis plus loin qui automatiquement devient un problème....

  • Lucie Godard - Abonné 12 novembre 2008 12 h 33

    Répondre à coté de la question

    Je ne sais pas comment Sammy Forcillo peut affirmer que "L'importance accordée par les élus aux service de proximité demeurera inchangée et le principe d'imputabilité s'appliquera à tous les élus qui siégeront au conseil d'arrondissement" Imputables oui mais devant d'autres électeurs que ceux de Ville-Marie en ce qui concerne le maire et les 2 conseiller qu'il nommera.

    Quelqu'un peut me dire ce que ça veut dire pour les résidantEs de Ville-Marie quand il affirme " Que le premier magistrat de Montréal siège au conseil d'arrondissement de Ville-Marie sera un gage de protection pour l'ensemble des montréalais"

    Franchement nous sommes rassurés. Il essaie de noyer le poisson ne s'adressant pas aux véritable enjeu qui le pouvoir de décider pour les citoyens de Ville-Marie en tenant de l'importance stratégique (surévaluée?) de Ville-Marie dans la ville de Montréal