Une épine de moins au pied du promoteur de la gare-hôtel Viger

Le promoteur de la gare-hôtel Viger vient de voir tomber l'un des obstacles qui se dressaient devant lui. Un changement à la Charte de la Ville de Montréal permettra de noyer la contestation des voisins immédiats au projet.

En effet, le gouvernement du Québec a adopté jeudi soir dernier un amendement au projet de loi omnibus en matière municipale qui fait en sorte d'étendre à tout l'arrondissement historique du Vieux-Montréal le territoire de consultation pour le projet Viger. Cette modification qui doit être entérinée par l'Assemblée nationale d'ici à la semaine prochaine, s'appliquera à tous les grands projets situés dans le Vieux-Montréal.

Les règles actuelles limitent le processus démocratique du registre et d'un éventuel référendum aux seuls Montréalais habitant les zones contiguës d'un projet. Or, la revitalisation du site de la gare-hôtel Viger avec l'érection de hautes tours dans l'arrondissement historique, soulève de nombreuses critiques, mais le changement législatif «en cours de processus» a littéralement fait bondir le Regroupement pour un projet Viger harmonieux. On estime que changer les règles à ce moment-ci, «enlève le pouvoir aux citoyens de donner leur point de vue à la suite des pressions du promoteur qui a des entrées politiques».

Le promoteur Viger DMC International a fait appel à des lobbyistes au cours des derniers mois afin de sensibiliser les autorités gouvernementales et municipales au bien-fondé du projet de la gare-hôtel Viger et surtout afin d'éliminer certains obstacles. Il a également entrepris des consultations privées avec les résidants du secteur, constatant ainsi une opposition vive quant à la hauteur prévue des immeubles et à leur emplacement.

À l'origine, le promoteur souhaitait un changement radical de la charte montréalaise pour faire disparaître la possibilité de la tenue d'un registre et d'un référendum après des consultations en bonne et due forme de l'Office de consultation publique de Montréal. Le projet Viger doit toutefois faire l'objet d'un avis du ministère de la Culture compte tenu du fait qu'il est situé dans le Vieux-Montréal.

En avril dernier, Homburg Invest, l'un des partenaires du consortium Viger DMC International, a manifesté une certaine impatience et menaçait même de se retirer si les obstacles n'étaient pas levés. De passage à Montréal, Richard Homburg avait rencontré le maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour réaffirmer son désir d'investir à Montréal dans les meilleurs délais.

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