Longueuil - Les villes défusionnées bloquent l'adoption du budget

Les représentants des villes défusionnées de la Rive-Sud ont bloqué hier l'adoption du budget d'agglomération concocté par la Ville de Longueuil. Les trois maires des villes dissidentes, qui n'assistaient plus aux séances du conseil d'agglomération depuis un an, ont fait acte de présence hier afin de rejeter en bloc le budget, forçant la tenue d'une nouvelle assemblée lundi.

Le système de double majorité en vigueur sur la Rive-Sud a permis aux maires de Brossard, Jean-Marc Pelletier, et de Saint-Bruno, Claude Benjamin, ainsi qu'au représentant de Saint-Lambert, le conseiller municipal Philippe Brunet, d'empêcher l'adoption du budget d'agglomération de 255 millions de dollars, du programme triennal d'immobilisations et du budget du Réseau de transport de Longueuil.

Le maire de Longueuil s'est dit déçu mais peu surpris de la tournure des choses. «De la part de gens qui représentent la population, c'est un peu cheap de retarder un budget sans aucune raison, a déploré Claude Gladu. Je crois que c'est un bon budget parce qu'il ne représente qu'une augmentation de 1,23 % [en moyenne pour les villes liées]. C'est loin d'être exagéré pour l'agglomération.»

Ce blocage aura vraisemblablement peu de conséquences: le budget sera de nouveau soumis au vote lors d'une séance qui aura lieu lundi après-midi à l'hôtel de ville de Longueuil et les règles seront différentes. La loi 6, adoptée plus tôt cette année par l'Assemblée nationale, prévoit que lors d'une seconde assemblée, il suffit d'obtenir les deux tiers des voix pour permettre l'adoption du budget. Les votes combinés des élus de Longueuil et de Boucherville devraient donc permettre de dénouer l'impasse.

Les trois maires des villes défusionnées entendent expliquer les raisons qui les ont menés à rejeter le budget lors d'une conférence de presse qui aura lieu lundi matin.

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