Financement du métro: Tremblay applaudit l'entente

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'est réjoui hier de la conclusion d'une entente sur le financement du métro de Montréal avec les municipalités de banlieue. «C'est un gain extraordinaire pour la Ville et notre administration», a fait valoir le maire Gérald Tremblay.

L'accord conclu avec les municipalités de banlieue à la fin de la semaine dernière prévoit que Montréal assumera 64 % du déficit d'exploitation du métro, contre 15 % pour les villes des couronnes et Laval. Le restant de la facture de 56 millions, soit 21 %, sera épongé par Québec.

La négociation a abouti tard dans la nuit de jeudi à vendredi, après des mois de tractations infructueuses. C'est le budget pré-électoral de mardi dernier qui a rendu le dénouement possible, en prévoyant 11 millions pour le métro. «C'est la première fois que les partenaires de la CMM reconnaissent que le métro est un équipement métropolitain», a noté le maire Tremblay lors de la réunion du conseil municipal hier soir.

Il répondait aux critiques de l'opposition officielle l'accusant de ne pas avoir d'écho dans ses demandes financières à Québec.

Le maire Tremblay et l'opposition ont par ailleurs uni leurs voix pour demander aux partis politiques en campagne de s'engager à recréer un ministère de la Métropole, pour mieux prendre en compte les besoins de Montréal. La Ville relève aujourd'hui du ministère des Affaires municipales et des régions, alors qu'elle avait son propre ministère sous le gouvernement précédent. «Cela conférerait à Montréal un statut à la hauteur de son importance», a fait valoir la cheffe de l'opposition, Noushig Eloyan, qui a présenté la motion appuyée à l'unanimité par le conseil municipal.

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