Laval - Des prières qui coûtent cher

Le Mouvement laïque québécois (MLQ) presse la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, d'intervenir pour faire cesser la prière au début des séances des conseils municipaux, qui a toujours cours dans quelque 300 municipalités.

En septembre dernier, le Tribunal des droits de la personne a ordonné à la Ville de Laval de cesser la récitation de la prière au début des séances du conseil municipal. La municipalité a dépensé plus de 240 000 $ pour plaider sa cause. «Cela n'a aucun sens que des sommes aussi énormes soient dépensées par des villes pour maintenir la récitation de la prière. [...] Cela prend une intervention de la ministre pour faire cesser ces pratiques», croit le conseiller juridique du MLQ, Luc Alarie.

Il serait d'autant plus justifié que le gouvernement du Québec intervienne que la prière était encouragée par le ministère des Affaires municipales dans les années 1950, fait valoir M. Alarie. Une lettre acheminée à l'époque par le ministre recommandait la récitation de la prière et fournissait même le texte à lire. «La ministre doit inciter les villes à cesser la pratique que son propre ministère a suggérée dans les années 1950», poursuit M. Alarie. Après Laval, le débat sur la prière a refait surface cet automne dans plusieurs villes du Québec, dont Trois-Rivières et Saguenay, Victoriaville, Thetford Mines, etc.

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