Stade Percival-Molson - L'opposition s'organise afin d'obtenir la tenue d'un référendum

Les résidants du quartier Milton-Parc se mobilisent afin de réunir le nombre de signatures nécessaires pour la tenue d'un référendum sur le projet d'agrandissement du stade Percival-Molson.

Une vingtaine de bénévoles sillonneront en fin de semaine les zones avoisinant le stade Percival-Molson pour informer les citoyens de la tenue d'un registre mardi prochain à l'hôtel de ville. Ils distribueront quelques centaines de dépliants pour mobiliser contre le projet d'agrandissement du stade des Alouettes.

Un autobus scolaire a également été nolisé pour faire la navette mardi prochain entre le quartier Milton-Parc et l'hôtel de ville, où les citoyens pourront signer le registre entre 9h et 19h.

«Chaque fois qu'on prend une bouchée de la montagne, cela ne revient plus. Comment refuser lorsqu'un hôpital demande d'agrandir un stationnement quand on n'a pas refusé pour le stade?», s'interroge le porte-parole du Comité des résidants de Milton-Parc, Jacques Thériault.

Seuls les citoyens habitant très près du stade, soit sur certains pans des rues Des Pins, Lorne, Lorne Crescent, Aylmer, Durocher, Prince Arthur, Milton et University, peuvent signer le registre. «C'est pratiquement arrangé avec le gars des vues. Quand on regarde les zones sur une carte, ce ne sont pas la majorité des zones où les impacts se font sentir», déplore M. Thériault.

Les citoyens du secteur craignent que l'agrandissement du stade ne pave la voie à une utilisation plus intensive du stade. «L'Université refuse de prendre un engagement formel qu'elle n'utilisera pas le stade pour des concerts rock. Les Alouettes, on en est fiers, mais si on décidait de tripler le nombre d'événements, cela donnerait des maux de tête dans le quartier», fait valoir M. Thériault.

Les Alouettes souhaitent ajouter 5000 places aux gradins du stade Percival-Molson, ainsi que 18 loges corporatives. Le projet prévoit aussi l'aménagement d'un écran géant à flanc de montagne. L'équipe de football a sollicité les différents paliers de gouvernement pour financer le projet, dont le coût est estimé à 27 millions. Dix millions ont été demandés au fédéral et 10 autres à Québec, tandis qu'une demande de subvention de 4,2 millions a été acheminée à la Ville de Montréal.