Développement de la gare de triage d'Outremont - La consultation devrait débuter l'hiver prochain

Un autre partenaire du projet de développement de la gare de triage d'Outremont s'est manifesté hier alors que l'arrondissement a transmis le dossier à l'exécutif de la Ville de Montréal. Après des mois de silence, le détail du projet devient donc disponible à la population.

Dans les prochaines semaines, le conseil municipal sera appelé à donner un mandat à l'Office de consultation publique de Montréal. Le débat pourrait démarrer l'hiver prochain.

Au coeur des discussions devrait se retrouver la question de la circulation. L'aménagement d'un campus de l'Université de Montréal (UdeM) combiné avec du développement résidentiel devrait engendrer davantage de va-et-vient dans le quartier. Mais pour le maire de l'arrondissement Outremont, Stéphane Harbour, le concept de circulation va surtout être l'occasion d'améliorer le transport, notamment en commun.

«La population va avoir la chance de bonifier le projet parce qu'il va y avoir de vraies discussions. Les études des experts en circulation nous disent qu'il va y avoir maintien de la capacité et une amélioration de la desserte au niveau de certaines intersections qui sont aujourd'hui critiques», a expliqué M. Harbour.

Il faut toutefois ajouter à ce projet, le développement commercial qui est en pleine expansion sur le pourtour de la gare de triage. M. Harbour reconnaît qu'il pourrait y avoir là une pression supplémentaire pour la circulation qui pourrait être compensée par une amélioration du transport en commun. La création d'une gare de l'Agence métropolitaine de transport est prévue.

En 1996, le Canadien Pacifique qui était alors propriétaire de la gare de triage avait tenté d'y faire un développement immobilier. Le projet avait avorté, fortement critiqué notamment pour la pression que cela aurait créé sur le plan de la circulation dans le quartier. Stéphane Harbour était l'un des opposants.

Un investissement de 120 millions de dollars est prévu pour la première phase du projet. Il s'agit essentiellement des coûts d'infrastructure, soit le prolongement de rues, de trottoirs, le déplacement d'une voie ferrée, la décontamination du terrain et l'installation d'un bassin de rétention d'eau, entre autres.

La moitié de cette somme sera assumée par Montréal, 30 millions par Québec (annonce déjà faite) et 30 millions que l'UdeM espère transférer à Ottawa. Mais le partenariat financier n'est pas terminé. Pour M. Harbour, l'investissement de la municipalité se justifie largement par la richesse foncière qui sera ainsi créée, c'est-à-dire 1 milliard de dollars. «On considère que c'est un enjeu stratégique», a-t-il souligné.

L'UdeM entend installer un premier bâtiment sur le campus Outremont en 2010.