La prière à Laval

Le Tribunal des droits de la personne a confirmé hier que le conseil municipal de Laval ne peut pas amorcer ses assemblées publiques par la récitation d'une prière, car une telle pratique porte atteinte «de façon discriminatoire au droit à la reconnaissance et à l'exercice de la liberté de religion et de conscience» des citoyens.

Une décision similaire avait déjà été rendue par la Commission des droits de la personne, qui avait fait valoir que ce rituel contrevenait à la Charte des droits et libertés de la personne. Cependant, l'administration lavalloise n'avait pas voulu obtempérer. Le tribunal ordonne donc à la Ville de Laval de cesser cette pratique, qui existe depuis 1965. Il rend ainsi «sans effet» la résolution votée le 3 avril dernier pour protéger le texte lu lors de la prière. Toute cette affaire, qui pourrait avoir des effets ailleurs dans la province, a débuté le 2 avril 2001, lorsque Danielle Payette, qui assistait à l'assemblée publique du conseil, n'a pas apprécié qu'on lui impose une telle pratique, estimant que cela portait atteinte à sa liberté de religion et de conscience, garantie par la Charte des droits et libertés de la personne.