Les villes veulent avoir leur mot à dire

Québec — En manque de fonds, les municipalités du Québec veulent récupérer un demi-point de la TPS, une mesure qui leur permettrait de dégager 500 millions de dollars de plus par année pour la réfection des infrastructures.

«Ce serait plus équitable d'aller chercher ce demi-point que d'augmenter le fardeau de l'impôt foncier pour améliorer les infrastructures au Québec», a dit le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Jean Perrault, lors d'une conférence de presse tenue hier à l'hôtel de ville de Québec.

L'UMQ ne veut pas laisser le gouvernement du Québec négocier seul le règlement du déséquilibre fiscal avec Ottawa et exige d'être associée aux discussions.

«Nous voulons figurer à l'agenda», a insisté le président de l'UMQ et maire de Sherbrooke, faisant valoir que le nouveau pacte fiscal conclu en avril par Québec et les municipalités de même que l'entente sur la taxe fédérale sur l'essence ne seront pas suffisants pour combler le retard accumulé dans l'entretien des infrastructures.

Les réseaux routiers, d'aqueduc et d'égoût sont dans un état de délabrement tel qu'il faudrait investir 18 milliards de dollars en 15 ans pour redresser la situation de façon satisfaisante, a dit M. Perrault, citant une étude du Conference Board of Canada.

Outre la cession d'une partie de la TPS, l'UMQ demande au gouvernement du Québec et au fédéral de s'entendre afin de rendre permanent le transfert de la taxe sur l'essence. Ce transfert ajouterait au-delà de 460 millions de dollars par année dans les coffres des municipalités.

De nouvelles sources de revenus sont nécessaires pour assumer les nouvelles responsabilités que les pouvoirs publics ont transférées au monde municipal ces dernières années, a poursuivi le président de l'UMQ.