Organisation des grands événements sportifs - L'improvisation doit cesser

Michael Phelps à l’oeuvre lors des Championnats mondiaux de sports aquatiques qui se sont déroulés à Montréal l’été dernier.
Photo: Jacques Nadeau Michael Phelps à l’oeuvre lors des Championnats mondiaux de sports aquatiques qui se sont déroulés à Montréal l’été dernier.

Le Québec ne peut plus se permettre d'improviser et d'organiser à la va comme je te pousse des événements sportifs, comme ce fut le cas lors des Championnats mondiaux de sports aquatiques, l'été dernier à Montréal.

Un groupe de travail chargé de se pencher sur la question a présenté hier au ministre de l'Éducation, des Loisirs et des Sports, Jean-Marc Fournier, ses recommandations en vue de doter le Québec d'une orientation stratégique en cette matière.

Ce groupe recommande notamment le rehaussement d'installations sportives existantes ou l'érection de nouvelles installations là où le besoin existe ainsi que la création d'un organisme permanent devant entre autres coordonner, planifier et soutenir les candidatures aux événements sportifs internationaux.

Le rapport propose des objectifs ambitieux, soit de chercher à tenir un événement international de très grande envergure (Jeux olympiques, Jeux du Commonwealth, Jeux de la Francophonie, etc.) tous les huit ans, un événement international de grande envergure (championnats mondiaux de natation, de gymnastique, d'athlétisme, etc.) tous les quatre ans et deux ou trois événements internationaux d'envergure moyenne (championnats mondiaux d'escrime, d'haltérophilie, etc.) par année.

Le groupe de travail évalue à six millions de dollars par année l'enveloppe requise pour offrir le financement gouvernemental requis pour la réalisation d'un tel calendrier.

Par ailleurs, les sommes nécessaires aux installations et à l'accueil d'événements internationaux proviendraient d'une réaffectation de la taxe olympique, d'une taxe sur la malbouffe, d'un pourcentage des profits des casinos ou encore d'une loterie spéciale.

Les sociétés d'État comme Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ seraient aussi incitées à commanditer de façon statutaire les événements en question.