Cocaïne: Duceppe précise son propos au sujet d'André Boisclair

Pour choisir leur prochain chef, les péquistes auront à tenir compte de l'ensemble des questions soulevées lors de la course à la direction du Parti québécois, y compris de la consommation de cocaïne d'André Boisclair, estime le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

«C'est à chacun des péquistes de tenir compte de l'ensemble de la situation. Et quand on évalue l'ensemble d'une situation, il faut évaluer l'ensemble des réponses aux questions», a affirmé hier M. Duceppe en marge de la reprise des travaux de la Chambre des communes.

Invité à commenter le fait que M. Boisclair ait consommé une drogue dure alors qu'il occupait des fonctions ministérielles, M. Duceppe a dit qu'il était temps de passer à autre chose.

De passage à Montréal la veille, M. Duceppe avait précisé qu'«on ne peut pas, en politique, exclure des choses comme ça. On doit faire face à la musique. Dès lors qu'est posé un geste à connotation criminelle — on ne peut pas acheter ça au dépanneur du coin! —, ça devient d'intérêt public». Est-ce à dire qu'on n'a pas encore fait le tour de la question? «Je n'ai pas dit ça. Ce que j'ai dit, c'est que c'est du domaine public et qu'il doit répondre aux questions. C'est tout. Il a répondu aux questions qu'on lui a posées, et c'est correct», a précisé le chef bloquiste.

Quant à la possibilité que ce genre de révélation puisse nuire au camp souverainiste lors d'un éventuel référendum, Gilles Duceppe s'est montré plutôt évasif. «On verra ce qui arrivera, mais ce n'est certainement pas la question principale de l'avenir du Québec», a-t-il indiqué.

Depuis 10 jours, André Boisclair qui apparaît comme le meneur dans les sondages d'opinion, tente de réduire les dommages sur sa campagne des révélations forcées qu'il a faites concernant sa consommation de cocaïne. Cette question a d'ailleurs dépassé le cercle politique. Lors de l'émission de Star Académie de dimanche dernier, un numéro chanté s'est amusé de la course au leadership péquiste. Pauline Marois a eu droit à une chanson dans laquelle elle poussait Bernard Landry à la porte alors que le jeune chanteur interprétant André Boisclair, a notamment présenté la chanson Cocaine popularisée par Eric Clapton.