Parizeau a apprécié les débats musclés

Québec — «Je retrouvais mon parti», a déclaré l'ancien chef du Parti québécois Jacques Parizeau hier au téléphone, au lendemain du premier débat entre les neuf candidats à la chefferie, à Sherbrooke.

Celui qui a dirigé le PQ de 1988 à 1996 estime que mercredi, on a «recommencé à aborder les questions substantielles» après «l'hystérie» des derniers jours autour de ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Boisclair.

Certes, nombre d'observateurs ont dit hier qu'il y a eu mercredi soir «des excès de langage» et que des candidats «ont des opinion trop tranchées ou trop extrêmes». «Ben oui, mais le Parti québécois, ç'a toujours été ça!», a-t-il opiné en précisant sa pensée en ces termes: «Je vous assure que certains des gens les plus respectables du Parti québécois, les plus anciens et les plus vénérés, ont dit, quand ils avaient 35 ou 40 ans, à peu près les mêmes choses qui se sont dites hier soir et qu'on considère très extrêmes.» L'homme de 75 ans déplore que la «political correctness continue de faire des ravages» dans notre société. Mercredi soir, «il y a un certain nombre de gens qui ont dit ce qu'ils pensaient: on est d'accord ou on n'est pas d'accord. Mais au moins, ça se dit», a-t-il déclaré sans donner plus de précisions.

L'ancien chef a refusé net de commenter la question de l'usage de cocaïne du candidat André Boisclair: «Je ne veux pas être le 514e à m'épancher là-dessus. Je ne touche pas à ces choses-là.»