L'essence inquiète Jean Charest

Les hausses successives du prix de l’essence indisposent de plus en plus d’automobilistes, de transporteurs publics et privés, de même que l’industrie en général, hautement dépendante du transport de ses biens.
Photo: Agence Reuters Les hausses successives du prix de l’essence indisposent de plus en plus d’automobilistes, de transporteurs publics et privés, de même que l’industrie en général, hautement dépendante du transport de ses biens.

Chambly — Tous les gouvernements doivent effectivement se pencher sur les répercussions des récentes hausses du prix de l'essence, mais il n'est pas question, pour le moment, d'annoncer quoi que ce soit.

De passage à Chambly et à Saint-Jean-sur-Richelieu hier, le premier ministre du Québec Jean Charest a été appelé à commenter les hausses successives du prix de l'essence qui indisposent de plus en plus d'automobilistes, de transporteurs publics et privés, de même que l'industrie en général, hautement dépendante du transport de ses biens.

Jusqu'ici, les gouvernements fédéral et provincial se sont refusé à intervenir en abaissant leurs taxes, notant que celles-ci servent à financer des services publics comme les infrastructures municipales.

Ils ont aussi soutenu que leurs pouvoirs sont limités en la matière, qu'il y a déjà eu enquêtes et que celles-ci n'avaient pas démontré de collusion entre les pétrolières. Les gouvernements se disent aussi victimes de ces hausses de prix avec leurs propres flottes de véhicules.

Hier, en tournée en Montérégie, le premier ministre Charest semblait vouloir trouver des moyens de limiter de façon générale la consommation d'essence comme façon de s'ajuster à la situation actuelle. «On a un contexte vraiment nouveau au niveau de l'énergie, mondialement. Le baril de pétrole à 66 $ le baril, personne n'avait prévu ça, il y a quelques années. Donc, c'est un contexte vraiment nouveau. Nous, on a déjà une surtaxe sur les véhicules qui consomment beaucoup d'essence, alors ça va déjà dans le sens de la reconnaissance de ceux qui consomment moins», a-t-il d'abord affirmé. «Là, l'avenir nous force à aller plus loin, je pense.» Il s'est toutefois empressé d'ajouter qu'il n'annonçait rien à ce moment-ci et que la réflexion devait se poursuivre.

D'autres gouvernements ont déjà adopté des incitatifs financiers pour favoriser les voitures hybrides, par exemple, ou le transport en commun.