Gilbert Paquette en piste

Gilbert Paquette: «Je reviens avec une détermination totale.»
Photo: Gilbert Paquette: «Je reviens avec une détermination totale.»

Des intentions qu'il avait manifestées, Gilbert Paquette est passé aux actes. L'ex-ministre de la Science et de la Technologie du gouvernement René Lévesque est finalement entré dans la course à la direction du Parti québécois (PQ), hier.

«Je reviens avec une détermination totale», a indiqué au Devoir celui qui estime n'avoir jamais complètement abandonné la vie politique. La souveraineté sera au coeur de sa campagne. «Je ne veux pas que la campagne porte sur autre chose que le projet de pays», juge Gilbert Paquette. Rappelons qu'il avait démissionné du cabinet de René Lévesque en 1984, lorsque celui-ci a fait le pari du «beau risque», adhérant à l'idée d'un fédéralisme modifié.

Sans être référendaires, les prochaines élections constituent, pour le nouveau candidat, une demande d'autorisation aux Québécois pour réaliser la souveraineté. Dans le même esprit, le référendum est moins le début que la conclusion de la démarche menant à un pays.

D'ici les élections (pendant et après celles-ci également), il s'appliquera à rendre plus concret le programme de pays progressiste que s'est donné le PQ, en l'inscrivant dans l'action politique quotidienne.

«La souveraineté, pourquoi? Pour la lutte à la pauvreté, pour le développement durable, pour nous donner les moyens de régler les problèmes en santé et en éducation, et pour développer la créativité scientifique et technique — c'est la base économique dont nous avons besoin dans le contexte de mondialisation pour continuer à créer des emplois et se donner les moyens de distribuer la richesse et de développer un Québec solidaire

Mais sa détermination servira d'abord à redynamiser le parti en misant sur le travail d'équipe, indique-t-il. Abasourdi par la démission de Bernard Landry à qui il avait proposé son aide pour les prochaines élections, Gilbert Paquette a décidé monter lui-même au front, ne se reconnaissant pas dans les candidats qui se présentaient. Il devient ainsi le douzième candidat en lice, non officiel toutefois, puisqu'il n'a pas encore rassemblé ses 1000 signatures et déposé son bulletin de mise en candidature.

Après avoir présidé le PQ dans Rosemont et Montréal-Centre, Gilbert Paquette s'est porté candidat dans le comté de Rosemont en 1973. Il a été élu député en 1976, sous la gouverne de René Lévesque, puis à nouveau en 1981. Adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation de 1980 à 1982, il a été ministre délégué, puis ministre de la Science et de la Technologie de 1983 à 1984, date de sa démission du cabinet. Il a quitté le PQ en 1985 et a fondé, notamment avec Jacques Parizeau et Louise Harel, le Rassemblement démocratique pour l'indépendance, tout en reprenant ses activités académiques.

Rappelons qu'André Boisclair, Louis Bernard, Pauline Marois et Richard Legendre sont officiellement en campagne. Ghislain Lebel a déposé son bulletin, mais celui-ci est toujours à l'étude au bureau de la présidente d'élection. Jean Ouimet, Hugues Cormier, Gilles Hébert, Pierre Dubuc, Gilles Paquette et Jean-Claude St-André figurent aussi sur la liste des candidats non officiels.