Monique Richard avertit - Le PQ est le parti de ses militants

Québec — Ce sont les militants qui définissent le programme du Parti québécois (PQ) et les éventuels candidats à la direction devront en tenir compte, a averti hier la nouvelle présidente de cette formation politique, Monique Richard.

À l'issue du 15e congrès du parti tenu dans la Capitale, Mme Richard a fait savoir aux éventuels candidats à la succession de Bernard Landry que «la pièce maîtresse du parti, c'est le programme».

«Les candidats devront savoir que le PQ est un parti de militants et que ce sont ces derniers qui définissent les orientations», a dit Mme Richard.

Le congrès péquiste a profité de la fin de semaine pour adopter une révision majeure du programme du parti, notamment en ce qui a trait au processus d'accession à la souveraineté.

Le nouveau bureau du parti, dont Mme Richard assure depuis hier la direction, aura notamment à déterminer la date de la course à la direction pour remplacer Bernard Landry. Cette course devrait normalement se dérouler d'ici un an, a indiqué la nouvelle présidente.

Outre Mme Richard, le nouveau bureau du parti comprend le trésorier Jean-Hertel Lemieux, le vice-président à la commission politique François Rebello, le vice-président à l'organisation Philippe-Edwin Bélanger, la vice-présidente à la formation Dominique Ollivier, la responsable du groupe d'action des femmes Marie Bouillé, du groupe des aînés Jacques Plante, du groupe des Québécois issus de l'immigration Mibel Kerlande, du responsable du développement durable Christian Ouellet et de la responsable des relations internationales Isabelle Beaulieu.

L'élection de François Rebello ne s'est pas faite sans difficultés. Partisan avoué de François Legault, pour qui il avait organisé la campagne larvée contre Bernard Landry il y a quelques mois, M. Rebello affrontait Jean-François Thuot, qui était pour sa part soutenu par l'establishment du parti. Le vote a été si serré qu'un second décompte des voix fut nécessaire. François Rebello l'a finalement emporté par 19 voix.

La nouvelle présidente du parti, Monique Richard, a dirigé pendant quatre ans la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), une centrale syndicale qui regroupe plus de 100 000 enseignants du Québec.

Son élection s'est faite dans la perspective de créer un lien plus fort entre les milieux progressistes et syndicaux de gauche et le Parti québécois.

«Le Parti québécois va prouver qu'il peut rebondir et mettre en place son projet de pays», a conclu Mme Richard.

Avec Le Devoir